Même si les taux de défaut demeurent raisonnables, l’augmentation du chômage pourrait peser sur la performance des transactions
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Solenn Poullennec
Pour Fitch, l’horizon du marché français des émissions adossées à des prêts hypothécaires résidentiels (RMBS) reste assez sombre. L’agence, qui faisait un état des lieux hier à l’occasion de la parution d’une étude sur sa méthodologie de notation, estime que malgré des fondamentaux solides par rapport à celui des ses voisins européens, il pourrait subir la dégradation du contexte macroéconomique et les mesures de rigueur.
Le marché des RMBS français est très limité. Les émissions réalisées depuis le début de l’année représentent 7 milliards d’euros environ contre 58 milliards d’euros pour les covered bonds. Pourtant, l’Hexagone ne manque pas d’atouts: les ménages sont peu endettés, épargnent beaucoup et sont encore nombreux à espérer accéder à la propriété.
Avant la crise, les banques faisaient des crédits immobiliers un produit d’appel peu rémunérateur mais aujourd’hui elles n’en n’ont plus les moyens. «Enfin, les banques ont commencé à se faire rémunérer sur les prêts immobiliers», expliquait hier matin, Emmanuelle Ricordeau, senior director à l’agence. Le spread entre le taux d’intérêt moyen des opérations et l’OAT à 10 ans s’est écarté depuis 2008 et devrait donc continuer à s’élargir.
Fitch reste très prudente sur l’évolution du marché. Bien que jouissant d’un AAA, la France figure parmi les plus fragiles du club des nations les mieux notées. La faible croissance et surtout l’augmentation du taux de chômage, vont continuer à peser sur la performance des opérations. Enfin, le gouvernement vient d’annoncer le recentrage du «prêt à taux zéro +» ainsi que la prochaine disparition du Scellier. «Les mesures d’austérité risquent d’avoir des impacts négatifs sur le marché de l’immobilier français», estime Emmanuelle Ricordeau.
A ce jour, la performance des titrisations est plutôt bonne. Les défauts sont toujours à des «niveaux raisonnables». Mais ils ont augmenté tout comme les arriérés car la progression du chômage affecte les capacités de financement des emprunteurs. L’anticipation de défaut sur toute la vie d’un portefeuille que fait Fitch en fonction de son scénario économique, est de 2% et 3% pour les émissions faites par les grandes banques françaises. C’est l’un des plus faibles taux en Europe. Pour les établissements, comme le Crédit Foncier, qui s’adressent à des publics plus fragiles, il est estimé entre 5% et 8% .
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
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Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
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Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney
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