Le marché de l'épargne salariale poursuit sa concentration
Amundi, Natixis AM et BNP Paribas IP contrôlent 70% des encours d’un secteur qui reste par ailleurs très morcelé
Publié le
Alexandre Garabedian
La consolidation du secteur des gérants d'épargne salariale reste un chantier largement ouvert. Illustration L'Agefi.
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Le marché de l’épargne salariale reste à la fois morcelé et verrouillé par quelques grands acteurs. A fin 2013, les trois premiers gestionnaires, Amundi, Natixis AM et BNP Paribas Investment Partners, concentraient plus de 70% des encours de l’industrie, qui ont dépassé pour la première fois depuis l’an dernier la barre des 100 milliards d’euros, à 104,4 milliards, grâce à un effet marché très favorable. La filiale de gestion du Crédit Agricole a encore accru de 0,6 point sa part de marché en un an et s’adjuge désormais 40,2% des actifs, selon les statistiques de l’Association française de gestion.
En 2013, la hiérarchie du secteur n’a par ailleurs guère évolué, à une exception près: Humanis Gestion d’Actifs a grimpé au sixième rang des acteurs, dépassant HSBC GAM France, après le rapprochement de sa filiale Inter Expansion, qui pointait au septième rang, avec celle de CNP, Fongepar, neuvième en 2012. Ce mariage, opération marquante du secteur l’an dernier, s’est d’ailleurs traduit par de petites déperditions d’actifs, puisque les deux entités géraient en cumul près de 4,3 milliards d’euros à fin 2012, contre 4,17 milliards à fin décembre 2013.
La consolidation du secteur reste un chantier largement ouvert: 17 acteurs nommément identifiés par l’AFG gèrent moins de 100 millions d’euros. La hausse de 10% des encours l’an dernier grâce aux performances des marchés actions masque par ailleurs une décollecte nette de 3,5 milliards d’euros liée notamment, mais pas seulement, aux mesures de déblocages exceptionnels. Dans l’activité de tenue de compte, traditionnellement déficitaire, les regroupements se poursuivent aussi, à l’image de Groupama ES, qui a rejoint en janvier le GIE piloté par Humanis.
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