Le marché de crédit met sous pression certaines financières européennes
L'écartement des CDS qui a touché les signatures les plus en risque, comme UBS et HSBC, ne s’est toutefois pas étendu à l’ensemble du marché
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Tân Le Quang
Le rachat de Bear Stearns par JPMorgan a provoqué des réactions contrastées sur le marché du crédit européen. Le Crossover (signatures à haut risque), a gagné 10 pb à 628, alors que l’iTraxx Europe Investment Grade n’a crû que de 3 pb à 158. Côté financières, alors que l’iTraxx Financial Senior est resté stable à 158 pb et que l’iTraxx Subordinated Financial n’a pris que 4 pb à 280 pb, le marché a fait le tri, mettant certaines signatures européennes sous pression. Les CDS de Dresdner - qui pourrait être vendue par Allianz - sont restés stables à 155 pb alors que la banque suisse UBS, plus vulnérable au risque de contrepartie et qui serait, selon les rumeurs, en train de préparer une augmentation de capital et une vague de licenciements, a vu ses CDS prendre 25 pb à 235 pb. Ceux de HSBC ont bondi de 20 pb.
Si le mouvement de creusement des marges s’est poursuivi, les investisseurs ont préféré rester à l’écart du marché, limitant ainsi le vent de panique. « Les écartements de spreads se font dans de très faibles volumes, souligne Yaël Muscat, responsable de la gestion crédit chez Groupama AM. Dans le contexte actuel, les émetteurs corporate, qui n’ont pas de besoins immédiats de refinancement risquent d’être longtemps absents du marché primaire. Quant aux financières, qui sont dans l’obligation de se refinancer, elles le feront à des prix onéreux ».
D’autant plus que les émetteurs subissent de plein fouet les conditions de marché actuelles. Kraft a vu ses CDS à 5 ans bondir de 50 pb à 160 pb depuis son émission la semaine dernière de 2,85 milliards d’euros. HSBC a placé 1 milliard d’euros le 12 mars à 205 pb au-dessus des taux « mid-swap », soit 5 fois de plus que le spread de sa précédente dette similaire émise il y a 9 mois. La Deutsche Bank a levé 1,25 milliard de dettes à taux flottant à 3 ans avec une marge de 60 pb par rapport à l’euribor 3 mois, contre 20 pb pour sa dernière émission de même échéance en octobre dernier.
Par ailleurs, Yaël Muscat ajoute qu’« afin d’éviter de payer des spreads élevés sur des durées longues, les émetteurs raccourcissent les maturités de leurs émissions, passant de 7-10 ans à 3-5 ans. En outre, ils sont de plus en plus à opter pour la confidentialité de leurs placements, à l’instar de McDonald qui a placé la semaine dernière de manière totalement inaperçue 500 millions d’euros à 8 ans ».
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides