Le marché de bureaux francilien poursuit son érosion
La chute des transactions de 44% à La Défense a pesé sur le marché francilien, en recul trimestriel de 5% sur les douze mois achevés fin février
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Patrick Aussannaire
Le marché de l’immobilier de bureau francilien a subi une nouvelle érosion, avec une baisse de 5% des transactions à 1.780.194 m² de bureaux commercialisés sur les douze mois achevés fin février par rapport à celles enregistrées sur les douze mois achevés fin novembre 2013, selon les chiffres fournis par BNP Paribas Real Estate. A titre de comparaison, elles se montaient à 1.889.436 m² fin janvier, soit un recul de 6% en un mois sur douze mois glissants.
Un début d’année difficile, après une année 2013 déjà noire, puisque les volumes placés chutent de 29% sur les deux premiers mois de cette année par rapport aux mois de janvier et février 2013. La part des transactions supérieures à 5.000 m², qui portent traditionnellement le marché, est néanmoins restée stable à 35%.
C’est le secteur de La Défense qui a été le plus touché avec une chute des volumes trimestriels de 44% sur douze mois glissants, suivi de la première et la deuxième couronne où la baisse atteint respectivement 13% et 7%. Le croissant ouest tire en revanche son épingle du jeu avec un rebond des transactions de 8%. Paris Quartier central des affaires (QCA) limite son érosion à 3%, alors que les volumes enregistrés à Paris hors QCA progressent d’un niveau équivalent. «Si les perspectives restent mitigées pour le premier semestre, le marché locatif devrait ensuite amorcer une reprise, en ligne avec la reprise de l’économie», estime La Française REM. Après une légère baisse amorcée en 2013, les loyers faciaux se sont maintenus en ce début d’année à 649 euros par an et par m² sur le neuf. Parallèlement, l’offre immédiatement disponible a progressé de 9% l’an dernier, portant ainsi le taux de vacance francilien à 7,5%. Il reste néanmoins toujours inférieur à Paris à 5%.
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