Le marché de bureaux francilien poursuit sa correction
La demande placée a chuté de 18% sur les neuf premiers mois de l’année, en l’absence de transactions sur le marché des grandes surfaces
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Patrick Aussannaire
La correction sur l’immobilier de bureau francilien prend de l’ampleur. Le manque de transactions sur des volumes supérieurs à 5.000 m² a très largement pesé sur la demande placée qui recule de 18,4% sur un an pour tomber à 1,92 million pour les neuf premiers mois de l’année, selon les données fournies par BNP Paribas Real Estate. «La situation économique toujours difficile, la pression fiscale grandissante sont autant d’éléments qui continuent à peser négativement sur les projets immobiliers des entreprises», estime de son côté CBRE.
Les transactions sur des surfaces inférieures à 5.000 m² ont bien résisté avec une très légère progression de 0,4% sur la période. Au-delà de cette taille, elles ont accusé une baisse de 35%. Sur ce dernier segment, 38 opérations ont été réalisées pour un volume de 452.600 m², correspondant à une chute de 51% en volume sur un an. Malgré des secteurs de l’industrie et de la banque assurance dynamiques, avec 26% et 21% des surfaces commercialisées supérieures à 1.000 m², «les propriétaires, soucieux de réduire le risque de vacance locative, sont restés proactifs pour maintenir leurs locataires en place en leur proposant des conditions de renégociations attractives, ce qui a participé à limiter les volumes placés depuis le début d’année», explique CBRE.
Les secteurs d’affaires traditionnels ont mieux résisté, contrairement aux première et deuxième couronnes qui ont directement subi la forte baisse des grandes transactions, avec des volumes placés réduits de moitié à respectivement 131.100 et 185.000 m². Paris concentre toujours 38% de la demande placée, le croissant ouest 31%, la deuxième couronne 14%, la première couronne 10%, et La Défense seulement 7%.
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