Le marché continue à tester les autorités japonaises sur le yen
La hausse de la devise nippone s’est accélérée hier après la fermeture de la Bourse de Tokyo, à la suite de la prise de parole du ministre des Finances japonais
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Laure Closier
Nous suivons l'évolution des marchés avec une extrême vigilance», a répété à la presse hier matin le ministre des Finances japonais Yoshihiko Noda. Paraissant démuni face à la hausse du yen depuis quatre mois, le gouvernement peine à rassurer les marchés. Après la prise de parole du ministre, les marchés ont semblé définitivement exclure une action directe sur les changes. Il s’ensuivit une course effrénée du yen à la hausse. Le dollar-yen a atteint dans l’après-midi 83,76, avant de repasser à la hausse la barre des 84. La devise nippone s’est ainsi en journée rapprochée un peu plus de son record de 1995 à 80,53.
«Le marché va tester la capacité des autorités japonaises à intervenir, et, à moins qu’elles ne prennent une décision effective, le dollar s’orientera vers les 80 yens. L'économie japonaise en souffrira énormément, car les économies américaines et asiatiques ralentissent», commente Paul Robson, stratège des changes chez RBS Global Banking à Londres. Depuis le début de l’année, le yen s’est apprécié de près de 10% face au dollar, pénalisé par la montée des inquiétudes sur la solidité de la reprise aux Etats-Unis.
Le gouvernement japonais paraît bien seul face à sa monnaie. Alors qu’une action non concertée au niveau international, au-delà d’être exclue, serait inefficace, une décision coordonnée avec les partenaires du G7 semble improbable. Un assouplissement de la politique monétaire semble se dessiner comme le scénario le plus envisageable notamment à travers une nouvelle extension des prêts d’urgence à 0,1%. Un scénario dont le quotidien Nikkei s’est fait l'écho hier, évoquant un accroissement de la facilité de 20.000 à 30.000 milliards de yens. Dans l’immédiat, l’Etat pourrait surtout réévaluer son programme d’émissions obligataires (actuellement de 21,6 milliards de yens) pour financer un probable programme de relance.
La Reserve Bank of India a récemment autorisé la détention de comptes offshore en roupies indiennes. Une évolution qui ouvre de nouvelles perspectives en matière de cash pooling pour les trésoreries d'entreprise.
Après cette hausse, la première en trois ans et demi, l'autorité monétaire a prévenu que d'autres augmentations étaient au programme en raison de la forte croissance et d'une inflation élevée enregistrées par le pays. La réglementation sur les ETF à levier est par ailleurs durcie.
Le spécialiste de la restauration collective a présenté sa feuille de route baptisée «Shift & Grow 2030». Il vise une croissance interne et une marge d'exploitation supérieures à 5% d'ici la fin de la décennie.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Puisque le syndicat des sortants attalo-macronistes a cru intelligent de s’acoquiner avec les gauches mélenchonisées entre les deux tours des législatives de 2024 afin de « faire barrage » à un gouvernement Bardella, celui-ci n’a pas été formé, de sorte qu’il n’a pas eu l’occasion de démontrer ses insuffisances : l’hypothèque n’a pas été levée
Malgré les bouleversements sociaux, l'avènement de la société multiculturelle, l'ouragan de la mondialisation et la contestation de la hiérarchie, l'upper class ancestrale prospère dans ses bastions, indifférente à la tourmente environnante
Thomas Buberl rêve d'une Europe moins technocratique, dotée d'un fonds souverain où des coalitions sur mesure pourraient remplacer le couple franco-allemand