«Le marché actions européen présente une valorisation relative très attractive»
Nathalie Benatia, stratégiste senior chez BNPP AM
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bruno de Roulhac
- L’Agefi : La visibilité est-elle meilleure en cette fin d’année ?
- Nathalie Benatia : Les incertitudes économiques et politiques, aux Etats-Unis comme dans la zone euro, sont nombreuses et nous paraissent devoir dominer le comportement des investisseurs à court terme, ce qui nous incite à une certaine prudence sur les actifs risqués. Cette approche nous conduit à privilégier une exposition aux actions sur les Etats-Unis et l’Europe au détriment des zones émergentes où la marge de manœuvre des politiques économiques se réduit. Même si la croissance de l’économie américaine reste décevante au regard des standards historiques, elle est bien présente. De son côté le marché actions européen présente une valorisation relative très attractive. Les fondamentaux dans certaines zones émergentes, en particulier en ce qui concerne les finances publiques, se sont indéniablement améliorés mais il nous paraît plus judicieux de jouer ce thème via la dette émergente exprimée en dollar qu’à travers les actions.
- La liquidité demeure-t-elle un thème majeur d’investissement ?
- L’assurance apportée par les banques centrales qu’elles fourniront – quoi qu’il arrive – de la liquidité et maintiendront les taux bas reste bien sûr un élément majeur qui offre une protection contre de brutales consolidations des actions. Cet engagement ne paraît plus en mesure d’alimenter à lui seul le rally alors que l’économie mondiale demeure fragile et que les fondamentaux des actions (valorisations, niveau record des marges) ne sont pas particulièrement porteurs. Pour l’activité économique comme pour les marchés financiers, les banques centrales fournissent un coussin mais pas un trampoline.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
L’économie suisse a surpris par son dynamisme au deuxième trimestre avec une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent alors que les économistes anticipaient une contraction.
L’assureur britannique enregistre un résultat d’exploitation en hausse de 24% à 1,3 milliard de livres sterling sur les six premiers mois de l’année, dépassant les attentes des analystes. Cette croissance vient principalement de l’intégration de Direct Line, racheté il y a un an pour 3,6 milliards de livres.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Effectifs réduits, vigilance relâchée : les cyberpirates exploitent l’été pour frapper fort, obligeant les entreprises à renforcer leur résilience face à des attaques toujours plus sophistiquées et imprévisibles
Dans sa décision rendue vendredi 14 août, le Conseil constitutionnel censure certaines mesures de la loi, mais valide les dispositions phares du texte du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
DECRYPTAGE. Le Conseil constitutionnel a décidé de censurer la loi d'interdiction des réseaux sociaux aux adolescents de moins de quinze ans, estimant qu'elle portait une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression