Le marasme s’accentue en octobre dans l’immobilier aux Etats-Unis

L’indice S&P/Case-Shiller affiche sa première baisse en rythme annuel depuis janvier. Le repli atteint 30 % par rapport au plus haut de juillet 2006
Yves-Marc Le Reour

La reprise n’est plus à l’ordre du jour dans l’immobilier résidentiel américain. Après des statistiques négatives déjà publiées sur les permis de construire ou les ventes de logement pour le mois de novembre, le dernier indice S&P/Case-Shiller montre que les prix des habitations individuelles ont baissé plus que prévu en octobre outre-Atlantique, enregistrant un quatrième mois consécutif de recul. Sur un an, l’indice affiche une baisse de 0,8%, la première depuis janvier 2010, contre un recul de 0,2% attendu par le consensus des économistes.

Mesurant les prix dans vingt zones métropolitaines, cet indice composite a reculé de 1% d’un mois sur l’autre en données corrigées des variations saisonnières, contre une baisse de 0,6% attendue par les économistes et un repli de 1% en septembre, lui-même supérieur au chiffre de -0,8% initialement publié. Sur une base brute, les prix ont diminué de 1,3%, après avoir reculé de 0,8% en septembre et contre -0,6% attendu par les économistes. Les régions de Denver et de Washington sont les deux seules à afficher une hausse en octobre, les plus fortes baisses ayant été enregistrées par Atlanta, Chicago et Minneapolis.

Par rapport à son plus haut de juillet 2006, l’indice a désormais reculé de 30% sur la base de ces derniers chiffres. «Nous ne sommes pas loin d’un double plongeon dans l’immobilier », estime David Blitzer, président du comité chargé de la publication de cet indice chez S&P. Ces données corroborent également les derniers commentaires de la Réserve fédérale mi-décembre, selon laquelle le marché du logement constitue un frein important au rebond de la consommation et donc de l’économie américaine.

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