Le London Metal Exchange poursuit sa transformation en augmentant ses tarifs
Le London Metal Exchange (LME), racheté il y a deux ans par la Bourse de Hong-Kong, HKEx, va augmenter ses tarifs pour financer ses nombreux investissements et augmenter sa rentabilité.
A partir du 1er janvier prochain, les coûts de transaction moyens, qui comprennent les coûts d’exécution et de compensation, augmenteront de 34%, a annoncé hier le LME. Cette hausse n’est pas une surprise. Lors du rachat de la Bourse spécialisée dans les métaux non ferreux (aluminium, cuivre, zinc, nickel) à l’été 2012, HKEx s’était engagé auprès des quelque 90 actionnaires-utilisateurs du LME à ne pas bouleverser le modèle basé sur la compression des coûts jusqu’en 2015. Quelques mois avant le rachat, les dirigeants du LME avaient vu les utilisateurs de la Bourse contester de façon virulente l’augmentation des tarifs. Non seulement la Bourse de Hong-Kong a dû racheter le LME au prix fort, à 1,7 milliard d’euros, mais «l’environnement réglementaire changeant et la nécessaire mise à niveau des systèmes ont exigé des investissements substantiels, qui devraient se poursuivre alors que le LME étend la base de ses utilisateurs, lance de nouveaux produits et améliore ses services», fait valoir le marché réglementé dans un communiqué. La Bourse a annoncé il y a quelques jours le lancement de sa chambre de compensation LME Clear. «Notre nouvelle grille tarifaire est constitutive de notre évolution vers une Bourse internationale pleinement commerciale», souligne Garry Jones, le PDG du LME.
Le Bourse des métaux a par ailleurs réaffirmé son attachement à son emblématique corbeille en prévoyant une réduction tarifaire pour les transactions qui y sont effectuées. Le LME a annoncé en juin que le «Ring» continuerait à fonctionner au-delà de 2015.
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