Le léger rebond de l’emploi américain allège la pression sur la Fed
L'économie a créé plus d’emplois que prévu en septembre. Mais le taux de chômage reste à 9,1 %
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Violaine Le Gall
Le marché de l’emploi américain n’est finalement pas au point mort comme l’avaient suggéré les chiffres publiés début septembre. Le mois dernier, 103.000 postes dans le secteur non agricole ont été créés, soit plus que les 60.000 attendus par les économistes. Et en août, l'économie américaine a finalement généré 57.000 nouveaux postes alors que la première annonce du département du Travail faisait état d’un marché atone.
L’enquête réalisée auprès des ménages va également dans le bon sens. 398.000 emplois supplémentaires ont été enregistrés en septembre. Toutefois, la population active ayant augmenté également, le taux de chômage est resté stable à 9,1%. Le dernier rapport sur l’emploi américain est «rassurant» et suggère que le marché du travail résiste malgré les risques liés à la crise de la dette en Europe et à un éventuel resserrement budgétaire aux Etats-Unis, explique Troy Davig, économiste chez Barclays Capital.
La tendance de ces derniers mois doit cependant encore se confirmer. Pour que le taux de chômage s’améliore, «il faut au moins 150.000 créations d’emplois mensuelles, d’après Alexandra Estiot, économiste chez BNP Paribas. De plus, si la reprise s’accélère, certains Américains pourraient décider de revenir sur le marché du travail, ce qui augmentera le nombre nécessaire de créations de postes».
Dans ce contexte, l’action de la Fed est incertaine. Pour Rob Carnell, économiste chez ING, la Réserve fédérale ne sera pas déroutée par ce dernier rapport sur l’emploi et l’annonce d’une nouvelle phase d’assouplissement quantitatif lors de la réunion du 2 novembre reste possible. La publication allège en revanche la pression sur la Fed, d’après BNP Paribas.
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