«Le lancement d’un nouveau LTRO par la BCE a gagné en probabilité»
Frederik Ducrozet, économiste zone euro chez Crédit Agricole CIB
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
- L’Agefi: La BCE peut-elle lancer un nouveau programme LTRO ?
- Frederik Ducrozet: Non seulement elle peut, mais c’est une option qui a gagné en probabilité. De l’aveu même d’un membre du Conseil des gouverneurs, la BCE aurait discuté d’une nouvelle opération de refinancement à très long terme lors de la réunion du 5 septembre. L’idée serait de faire d’une pierre, plusieurs coups: limiter les tensions naissantes sur les taux interbancaires liées à la baisse de l’excès de liquidité, encourager la titrisation des prêts aux PME en acceptant ces titres comme collatéraux à des conditions (encore plus) avantageuses et, enfin, renforcer la crédibilité de la «forward guidance» de la BCE, à condition que l’opération soit conduite à taux fixe.
- Quel peut être l’impact du «tapering» de la Fed sur les taux européens ?
- On peut espérer que le gros de la contagion aux taux européens soit derrière nous. Non pas que les taux longs allemands ou français puissent baisser fortement – au contraire, leur remontée reflète une saine normalisation – mais une forte hausse des taux interbancaires ou périphériques n’est pas justifiée par les fondamentaux en zone euro. C’est bien là l’objectif central de la BCE: découpler l’évolution des taux européens des taux américains et éviter un emballement des marchés sur la base d’une reprise qui reste fragile. Un autre LTRO, mais aussi une communication plus agressive insistant notamment sur les risques baissiers sur l’inflation, permettraient de renforcer le message de la BCE. Nous tablons sur une remontée graduelle des taux Bund 10 ans (à 2,40% d’ici la mi-2014) et une poursuite du processus (volatil) de resserrement des spreads.
L’activité de gestion privée de La Financière de l’Echiquier s’élève à environ 2 milliards d'euros d'encours conseillés, dont 400 millions en gestion sous mandat pour le compte des CGP. Elle vise une progression de sa collecte de 15% par an.
Chaque fin de mois, avec l’objectivité et l’expertise qui caractérisent ses journalistes, L’Agefi alpha vous propose des enquêtes fouillées et décortique des innovations technologiques ou financières. Il ouvre une fenêtre sur un marché à l’international, les asset managers ayant depuis longtemps traversé les frontières, et met en valeur les femmes et les hommes qui font la richesse de cette industrie et la force de la place financière française.
Les marchés ont effectué une rotation des petites capitalisations et des valeurs de croissance vers les grandes capitalisations et la value en Europe. Aux États-Unis, la rotation a surtout bénéficié aux petites capitalisations.
Co-président de Blue Owl Capital et responsable du pôle crédit, Craig Packer revient pour L'Agefi sur la dynamique du direct lending et les tensions sur la liquidité de certains véhicules qui agitent le secteur depuis l'automne.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés
SERIE (8/13). A l’occasion du Tour de France 2026, l’Opinion parcourt l’étape du jour à la recherche des traces de la décennie Macron. Ce vendredi, le peloton part de Dole (Jura) pour rallier Belfort (Territoire de Belfort)
Si les candidats adoptent des stratégies inverses en cet été 2026, c'est qu'ils sont partagés sur l'effet d'une telle saison sur les intentions de vote. L'analyse des quatre dernières élections présidentielles ne leur permettra pas d'y voir plus clair