La croissance a rebondi de 1,5 % au troisième trimestre et de 6 % en rythme annualisé, avec une contribution du commerce extérieur de 0,4 point
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Patrick Aussannaire
Le Japon s’offre une bouffée d’oxygène. Après une série noire de trois trimestres consécutifs de contraction et la catastrophe de Fukushima, le PIB japonais a enregistré une croissance de 1,5% sur le trimestre allant de juillet à septembre, soit 6% en rythme annualisé. Des chiffres en ligne avec le consensus Reuters qui tablait sur une croissance annualisée de 6,1%. A 543.000 milliards de yens, l’activité économique retrouve ses niveaux d’avant la catastrophe du 11 mars.
Les exportations nettes ont contribué à hauteur de 0,4 point à la croissance, leur première contribution positive en cinq trimestres. L’investissement privé, qui représente environ 60% de l’activité, reste le principal moteur de l’archipel avec une contribution au PIB de 1,1 point grâce notamment à la reprise des achats automobiles, alors que la consommation des ménages a apporté 0,6 point. Si les dépenses publiques, en baisse de 2,8% sur le trimestre, ont pesé sur le rythme de croissance, les 12.100 milliards de yens de dépenses supplémentaires votées par la chambre basse la semaine dernière pourraient permettre de soutenir l’activité sur les prochains trimestres.
Même si «ces chiffres sont encourageants pour le gouvernement et la BoJ» comme l’indique RBS, ils masquent la persistance de nombreuses zones d’ombre planant sur l’économie nippone. Selon l’enquête réalisée auprès des observateurs de l’économie (Economy Watchers Survey), l’indice mesurant la situation économique courante est resté faible en octobre à 45,9, un niveau identique à l’indice des anticipations. Le gouvernement prévoit un ralentissement de la croissance à 2,1% au dernier trimestre. «Les inondations en Thaïlande ont également frappé la production de nombreuses multinationales japonaises» estime Aurel BGC.
Le renforcement du yen aurait par ailleurs déjà coûté 301 milliards de yens aux entreprises cotées du pays, selon un rapport de Tokyo Shoko Research. Après être revenu à ses plus hauts historiques à 75,35 contre dollar le 28 octobre dernier, le yen s’est affaibli de 3% le jour de l’intervention des autorités sur les changes. Un mouvement temporaire, le yen reprenant 1% depuis à 77,03 contre dollar et 2% contre euro à 105,68. La baisse des taux 10 ans japonais à un plus bas en 2011 à 0,96% jeudi dernier, signale un retour des investisseurs vers les emprunts d’Etat, du fait des inquiétudes pesant sur la zone euro.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
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Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
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Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney