Le Japon devient le premier détenteur de bons du Trésor américains devant la Chine
Des investisseurs, notamment les banques centrales, ont commencé à alléger leur exposition aux actifs sans risque en décembre 2009
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Violaine Le Gall
En décembre dernier, les banques centrales étrangères ont diminué leurs achats d’actifs américains. D’après les dernières données du département du Trésor, la catégorie d’investisseurs qui englobe les banques centrales a vendu 21,1 milliards de dollars d’actifs américains en net. Plus précisément, ces acteurs se sont délestés de 52 milliards de dollars de bons du Trésor à moins d’un an, un montant inégalé depuis juin 2005. Les banques centrales semblent ainsi s’éloigner des actifs les plus sûrs dans un contexte d’amélioration de la conjoncture.
Le ralentissement de la fuite vers la qualité est particulièrement notable pour certains pays. Pour le deuxième mois consécutif, la Chine a diminué son portefeuille de bons du Trésor, qui est passé de près de 800 milliards en octobre à 755 milliards en décembre. La Russie a aussi fortement allégé son exposition aux Treasuries. En revanche, le Royaume-Uni et le Japon ont augmenté leur allocation en bons du Trésor américain. Du coup, à la tête de 769 milliards de dollars de Treasuries, le Japon devient le premier détenteur d’obligations d’Etat américaines, devant la Chine.
Le retour de l’appétit pour le risque est très visible chez les investisseurs privés. Misant sur la croissance attendue aux Etats-Unis en 2010, ils ont doublé leurs achats nets en actions américaines entre novembre et décembre, à 19 milliards de dollars.
Au total, les achats nets réalisés par des étrangers d’actifs américains à long terme ressortent à 63,3 milliards de dollars en décembre, contre 126 milliards en novembre dernier, un montant qui n’avait pas été observé depuis plus de deux ans.
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