Le groupe Swiss Life met le cap sur la clientèle fortunée
L’assureur se dote d’une nouvelle structure pour séduire les clients disposant d’au moins 1 million d’euros de placement
Publié le
Thomas Carlat, à Zürich
Pour sa dernière présentation de résultats avant son entrée au conseil d’administration, Rolf Dörig, président du directoire de Swiss Life, peut avoir le sourire. 2007, année du 150e anniversaire du groupe, a été un exercice record pour l’assureur suisse. Malgré un contexte difficile sur les marchés financiers, son volume de primes a progressé de 10 % à 24,2 milliards de francs suisses (15,4 milliards d’euros). A fin 2007, son bénéfice net ressort à 1,38 milliard de francs, en croissance de 43 % par rapport à 2006. « 2007 a été une année décisive et très réussie dans un environnement financier exigeant. Nous avons d’ores et déjà atteint nos objectifs pour 2008 », a commenté Rolf Dörig.
Marché historique, la Suisse demeure sa première source de revenus, avec 8,4 milliards de francs de primes collectées en 2007, soit 35 % de l’activité du groupe. La France, avec un positionnement atypique d’« assureur gestion privée », est toujours le deuxième marché (30 % de l’activité). L’an dernier, Swiss Life France a réalisé un chiffre d’affaires de 4,5 milliards d’euros pour un résultat opérationnel de 197 millions d’euros (+47 %).
Entamée en 2002, la phase de reconstruction de la société a donc porté ses fruits. Aujourd’hui, le groupe estime même être en bonne position pour atteindre ses objectifs à horizon 2012. Tablant sur une croissance annuelle de son bénéfice par action de 12 %, l’assureur vise 36 milliards de francs suisses de primes dans les cinq prochaines années. Pour y parvenir, il souhaite accélérer son positionnement de spécialiste de la prévoyance financière, l’assurance-vie et les retraites constituant les pierres angulaires de son développement à venir.
S’inspirant du modèle français, le groupe helvétique va notamment concentrer ses efforts sur la clientèle fortunée. Il s’est ainsi doté d’une nouvelle structure, baptisée Private Placement Life Insurance (PPLI). Regroupant les activités basées au Luxembourg, Liechtenstein et Singapour, cette nouvelle entité vise les clients disposant d’un minimum d’un million d’euros de placement. Confiée à Jacques Richier, président de Swiss Life France, elle affiche déjà des objectifs ambitieux. « Nous souhaitons passer de 3 milliards à 8 voire 10 milliards de francs suisses de primes sur la clientèle aisée d’ici 2012 », a indiqué Bruno Pfister, directeur général pour l’international, qui deviendra le 8 mai président du directoire de Swiss Life.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
Dans son rapport sur le rôle international de l’euro, la BCE classe sa devise au deuxième rang mondial derrière le dollar dans le système monétaire international. L’euro devient également une valeur refuge pour de nombreux investisseurs.
Au terme d'une revue stratégique en vue d'aborder son deuxième cycle de développement, Axa Climate, laboratoire d'innovations climat de l'assureur, vend sa Climate School et se réinvente en conglomérat.
En attendant les méga-IPO de SpaceX puis d’Anthropic et d’OpenAI, Alphabet a annoncé une levée inédite de 80 milliards de dollars, pour profiter de l'élan retrouvé des valeurs liées à l’IA. Au risque d’exacerber une concentration déjà historique.
Outre sa levée de fonds, la biopharmaceutique a signé un financement auprès de BlackRock et de Claret Capital Partners qui lui permet de rembourser intégralement le prêt de 2022 conclu auprès de la BEI. Son horizon de trésorerie s’étend jusqu’à la fin 2027.
La bonne gestion des réseaux électriques sera partout déterminante dans le cadre de l’électrification de l’économie. De ce point de vue, l’Hexagone, et dans les prochaines années également la Chine, auront un avantage compétitif.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...