Le GPIF amorce en douceur la refonte de sa politique d’investissement
Les derniers résultats du fonds de retraite public nippon (GPIF) illustrent bien les enjeux soulevés par la réorientation en cours de sa politique d’investissement, vers davantage d’actions et moins d’obligations d’Etat japonaises. Le GPIF a perdu 0,8% sur son portefeuille au dernier trimestre de son exercice fiscal 2013-2014 (clos à fin mars), signe qu’il peut essuyer des pertes à court terme.
Mais sur l’ensemble de l’exercice, la rentabilité ressort à 8,6% et aurait été encore meilleure avec une allocation plus forte sur les actions.
Sur cette période, les actions japonaises ont dégagé une performance de 18%, tandis que les actions étrangères ont fait encore mieux avec un gain de 32%. En comparaison, les obligations domestiques n’ont dégagé qu’un rendement de 0,6%... Ces titres représentent encore la majorité du portefeuille (55% contre 61,8% à fin mars 2013), devant les actions domestiques et internationales (16% dans les deux cas contre respectivement 14,5% et 12,3% à fin mars 2013) et la dette étrangère (11%), le solde étant constitué d’actifs à court terme. Le GPIF «est parvenu à garantir des rendements élevés pour un deuxième exercice fiscal», s’est félicité son président Takahiro Mitani. Les actifs sous gestion sont tombés à 126.600 milliards de yens à fin mars, contre 128.600 milliards un an plus tôt.
Le GPIF doit se tourner davantage vers des actifs risqués après l’injonction qui lui a été faite par le Premier ministre Shinzo Abe. Le fonds a lancé un examen approfondi de son portefeuille et sollicite l’expertise de son comité d’investissement, a expliqué vendredi l’un de ses responsables. Selon un panel de gérants et d’économistes sondés par Bloomberg, le GPIF pourrait accroître la part des actions japonaises dans son portefeuille à 20% du total et réduire celle de la dette domestique à 40%.
La refonte du portefeuille s’effectue pour le moment dans le cadre juridique actuel, l’examen parlementaire du projet de remaniement de la gouvernance du fonds, avec la création d’un conseil d’administration, ayant été reporté après l’été. Hiroshige Seko, un conseiller de Shinzo Abe, a assuré à Bloomberg que l’intention de l’administration n’était «absolument pas» de soutenir les cours de Bourse. «Nous voulons entrer dans un cercle vertueux en permettant au GPIF d’investir pour le bénéfice de l’économie japonaise et obtenir une rentabilité en conséquence», a-t-il conclu.
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