Le GPIF amorce en douceur la refonte de sa politique d’investissement
Le fonds de retraite nippon a dégagé une rentabilité de 8,6% sur ses investissements en 2013-2014. Les obligations domestiques restent prédominantes
Publié le
Antoine Duroyon
Les derniers résultats du fonds de retraite public nippon (GPIF) illustrent bien les enjeux soulevés par la réorientation en cours de sa politique d’investissement, vers davantage d’actions et moins d’obligations d’Etat japonaises. Le GPIF a perdu 0,8% sur son portefeuille au dernier trimestre de son exercice fiscal 2013-2014 (clos à fin mars), signe qu’il peut essuyer des pertes à court terme.
Mais sur l’ensemble de l’exercice, la rentabilité ressort à 8,6% et aurait été encore meilleure avec une allocation plus forte sur les actions.
Sur cette période, les actions japonaises ont dégagé une performance de 18%, tandis que les actions étrangères ont fait encore mieux avec un gain de 32%. En comparaison, les obligations domestiques n’ont dégagé qu’un rendement de 0,6%... Ces titres représentent encore la majorité du portefeuille (55% contre 61,8% à fin mars 2013), devant les actions domestiques et internationales (16% dans les deux cas contre respectivement 14,5% et 12,3% à fin mars 2013) et la dette étrangère (11%), le solde étant constitué d’actifs à court terme. Le GPIF «est parvenu à garantir des rendements élevés pour un deuxième exercice fiscal», s’est félicité son président Takahiro Mitani. Les actifs sous gestion sont tombés à 126.600 milliards de yens à fin mars, contre 128.600 milliards un an plus tôt.
Le GPIF doit se tourner davantage vers des actifs risqués après l’injonction qui lui a été faite par le Premier ministre Shinzo Abe. Le fonds a lancé un examen approfondi de son portefeuille et sollicite l’expertise de son comité d’investissement, a expliqué vendredi l’un de ses responsables. Selon un panel de gérants et d’économistes sondés par Bloomberg, le GPIF pourrait accroître la part des actions japonaises dans son portefeuille à 20% du total et réduire celle de la dette domestique à 40%.
La refonte du portefeuille s’effectue pour le moment dans le cadre juridique actuel, l’examen parlementaire du projet de remaniement de la gouvernance du fonds, avec la création d’un conseil d’administration, ayant été reporté après l’été. Hiroshige Seko, un conseiller de Shinzo Abe, a assuré à Bloomberg que l’intention de l’administration n’était «absolument pas» de soutenir les cours de Bourse. «Nous voulons entrer dans un cercle vertueux en permettant au GPIF d’investir pour le bénéfice de l’économie japonaise et obtenir une rentabilité en conséquence», a-t-il conclu.
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Le chef de l'Etat peine à convaincre les Français du lien entre son action à l'international pour tenter de débloquer le détroit d'Ormuz et ses effets dans le pays sur les prix de l'essence à la pompe
Avant de quitter ses fonctions, le général Pierre Schill a lancé cet objet nouveau, indépendant de l’institution militaire et dédié au renforcement de la cohésion nationale.
Les accords d’Abraham nomment une normalisation des relations entre Israël et certains Etats arabes (les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc), qui a eu lieu en 2020. Le président américain estime que Ryad et Doha devraient en faire de même, car « tous les autres pays devraient suivre »