Le G20 va creuser le débat sur l'équilibre entre ajustement budgétaire et politique de relance

Les grands argentiers du Groupe des Vingt se réunissent à Washington cette semaine en vue de préparer le sommet de Cannes en novembre
Antoine Duroyon

Il y a dix jours à Marseille, les ministres des Finances et banquiers centraux du G7 avaient souligné toute l’ampleur de leur mission. «Etant donné la nature fragile de la reprise, nous avons la lourde tâche de devoir à la fois mettre en œuvre pleinement nos plans d’ajustement budgétaires et soutenir l’activité économique», écrivaient-ils alors. Ce débat sur la difficulté d’un juste équilibre entre ajustement budgétaire à court ou moyen terme et relance de l'économie à long terme devrait se poursuivre cette semaine à Washington.

Comme cela avait été souligné à Marseille, cette réflexion s’inscrit dans une démarche différenciée mais coordonnée. Alors que les Etats-Unis ont mis en route un plan de relance de 447 milliards de dollars, présenté hier par Barack Obama, les parlements nationaux européens ont jusqu'à mi-octobre pour entériner les décisions prises le 21 juillet, dont un élargissement des pouvoirs de la Facilité européenne de stabilité financière (EFSF) et un deuxième paquet d’aide à la Grèce.

La question de la participation des pays émergents à la recherche d’un rééquilibrage de la croissance mondiale sera suivie avec attention. Selon un document que s’est procuré Reuters, l’Union européenne estime ainsi que «le G20 doit examiner avec soin le rôle que les régimes de change, et en particulier celui du renminbi, doivent jouer dans [ce] rééquilibrage». Dans le cadre d’une action plus immédiate, les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) doivent tenir jeudi une réunion sur une réponse commune à la crise de la dette que traverse la zone euro. Selon la presse brésilienne, ces pays ont déjà acheté de la dette via l’EFSF et pourraient en acheter davantage.

Dans le cadre de ce rendez-vous de Washington, un point sera également fait sur le chantier de l'évaluation des déséquilibres macroéconomiques grâce à une série d’indicateurs. Les dossiers de la sécurité alimentaire et des financements innovants seront également abordés. L’Allemagne a réaffirmé hier son soutien à l’idée d’une taxe sur les transactions financières, souhaitant qu’elle soit mondiale ou à défaut européenne. Enfin, la réforme de la surveillance du FMI sera traitée par le Comité monétaire et financier international, réuni à l’occasion de l’Assemblée annuelle de la Banque mondiale et du Fonds.

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