Le G20 de Washington n’est pas sûr de conclure sur les ressources du FMI
Le Fonds pourrait obtenir plus de 400 milliards de dollars, mais un accord définitif n’est pas encore acquis, avec un report possible en juin
Publié le
Jérémie Marais
Photo: PHB/Agefi
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Les ministres des Finances du G20 pourraient ne pas aboutir sur l’augmentation des ressources du FMI lors de leur réunion à Washington les 19 et 20 avril, et laisser leurs leaders parfaire un accord au sommet de Los Cabos, au Mexique, en juin. «Un certain nombre de pays s’interrogent encore sur le montant de leurs contributions et le timing de leur annonce, indique un officiel. La Chine, par exemple, est déterminée à accompagner le renforcement du Fonds, mais il n’est pas certain qu’elle soit en mesure d’annoncer un chiffre à Washington.» En décembre, le FMI avait estimé avoir besoin de 600 milliards de dollars supplémentaires pour faire face à un risque de 2.000 milliards dans les deux années à venir. Depuis, ce montant a été révisé à plus de 400 milliards, le risque de credit crunch ayant diminué.
Plusieurs pays ont déjà annoncé des promesses de contribution (les Etats de la zone euro, les pays scandinaves, le Japon), mais d’autres comme le Royaume-Uni, le Canada, l’Inde et le Brésil n’ont pas encore donné de chiffres précis. Certains estiment que les Européens n’ont pas assez renforcé leurs propres pare-feu, et des pays émergents essaient de lier leur engagement au progrès de la réforme des quotes-parts décidée en 2010. Les Etats-Unis ont fait savoir qu’ils ne participeraient pas à ce nouveau tour de table. Confirmant son objectif d’engagements de contributions pour 400 milliards de dollars cette semaine, la directrice générale du FMI Christine Lagarde a indiqué cette nuit en avoir d’ores et déjà assuré 320 milliards. Si certains pays comptent limiter leur effort à une reconduction des accords d’emprunt existants, d’autres, comme le Japon, souhaitent aller au-delà.
D’autre part, les ministres doivent passer en revue les travaux du Conseil de stabilité financière (FSB) sur les institutions financières d’importance systémique, les marchés de dérivés et la finance de l’ombre (shadow banking). «L’élan de réforme doit être maintenu, a prévenu Christine Lagarde. Cela veut dire une régulation mieux et plus coordonnée et dans certains cas une intégration plus profonde.» Un groupe de travail doit présenter un rapport sur la réforme de la gouvernance du FSB, et les ministres renouvelleront le mandat du Groupe d’action financière (GAFI), qui lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
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