Le FSB met en garde contre la quête irréfléchie de rendement
A deux jours du G20, qui réunira ministres des finances et banquiers centraux en Australie, le Conseil de Stabilité Financière (FSB) a mis en garde contre les prises de risques inconsidérées sur les marchés financiers.
«Il y de plus en plus signes de complaisance vis-à-vis des risques sur les marchés financiers. Ils reflètent pour partie la recherche de rendements dans le contexte de politiques monétaires extrêmement accommodantes», écrit l’organisation qui réunit les régulateurs financiers dans un communiqué publié hier. A ses yeux le «risque d’un retournement brutal», augmente. Même si le «levier» a diminué dans le système bancaire, il a «augmenté dans d’autres parties du système financier, y compris sur les marchés de la dette d’entreprise». «La mauvaise évaluation des risques de liquidité est aussi un sujet de préoccupation», souligne le FSB.
Le FSB compte publier plusieurs contributions pour améliorer la stabilité du système financier d’ici au G20 qui réunira les chefs d’Etat et de gouvernement en novembre à Brisbane. Il publiera un rapport sur les capacités d’absorption des pertes des banques systémiques internationales en résolution dans l’objectif de finaliser ses travaux sur la question dès l’année prochaine. Le sujet est regardé de très près par les banques françaises qui redoutent de devoir mettre encore plus de capital de côté en appliquant des règles redondantes par rapport aux règles européennes.
Les acteurs financiers non bancaires ne seront pas en reste. Les régulateurs publieront d’ici au G20 de Brisbane leurs propositions d’exigences en capital applicables aux grands assureurs systémiques. Avant la fin de l’année, le FSB devra aussi publier de nouvelles propositions sur la régulation des institutions financières systémiques qui ne sont ni des banques, ni des compagnies d’assurances. Avant la fin du mois, le Conseil publiera par ailleurs ses recommandations sur les taux de change de référence alors que les enquêtes sur de possibles manipulations de ce marché se sont multipliées.
Enfin, le FSB invite les Etats à rapprocher leurs points de vue pour appliquer pleinement la régulation sur les produits dérivés échangés de gré à gré. Les chefs d’Etat et de gouvernement s’étaient donné jusqu’à la fin de 2012 pour garantir la compensation de tous les dérivés standardisés échangés de gré à gré. Ils ont pris beaucoup de retard.
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