Le fonds souverain norvégien se tourne vers les pays émergents au détriment de l’Europe
Le fonds souverain norvégien (Norges Bank Investment Management) a signé l’année dernière sa plus belle performance depuis 2009, selon ses résultats annuels. Le fonds, qui réinvestit les revenus du pétrole, a dégagé un rendement de 13,4% soit 447 milliards de couronnes norvégiennes (60 milliards d’euros) sur ses investissements après une année 2011 décevante (à -2,5%). Le rendement des investissements en actions a été de 18% (contre -8,8% en 2011). Grâce à la présentation du programme de rachat de dette par la Banque centrale européenne (BCE) l’été dernier, le retour sur les investissements en actions européennes a même atteint 20,8%. Celui des investissements en obligations a été de 6,6% (contre 7%) et celui des investissements dans l’immobilier a été de 5,7% (contre -4,4%). A la fin de l’année, la taille du fonds était de 3,816 milliards de couronnes norvégiennes en valeur de marché (soit 512,7 milliards d’euros).
Comme annoncé l’an dernier, le fonds souverain a commencé à appliquer sa nouvelle stratégie et à réorienter ses investissements. Sa stratégie est d’investir près de 60% de son portefeuille en actions, 35% à 40% en obligations et jusqu’à 5% dans l’immobilier. Mais la part des investissements européens est appelée à baisser au profit d’une présence renforcée dans les pays émergents. Les investissements européens ne devraient plus représenter que 40% du total à l’issue de cette réorientation. Déjà, ils sont passés de 53% du portefeuille en 2011 à 48% à la fin de 2012. Dans le même temps, les investissements en dette souveraine de pays émergents comme Taiwan, la Russie ou la Turquie sont passés de 0,4% du portefeuille obligataire en 2011 à 10% en 2012. Côté immobilier, le fonds a pour la première fois investi en Suisse et en Allemagne en 2012. En 2013, il devrait acheter des immeubles hors de l’Europe.
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