Le FMI renouvelle sa mise en garde contre la déflation en zone euro
L’institution attribue une probabilité d’environ 20% au scénario de déflation dans la zone euro et appelle la BCE à plus d’assouplissement
Publié le
Olivier Pinaud
Le Fonds monétaire international confirme le scénario d’une reprise molle en Europe. Dans ses perspectives économiques mondiales publiées hier, l’institution a très légèrement relevé sa prévision d’activité pour la zone euro, avec une croissance du PIB attendue à 1,2% en 2014, soit 0,1 point de mieux que la prévision établie en janvier. Celle pour 2015 est confirmée à 1,5%, un taux qui devrait perdurer à moyen terme, selon le FMI.
S’il souligne la fin de la récession en Europe, le FMI rappelle que la croissance est toujours très inégale selon les pays. Entre l’Allemagne, pour laquelle la croissance est attendue à 1,7% cette année, soit 0,2 point de plus que lors du rapport de janvier, et la France, dont la perspective de croissance est très légèrement relevée (+0,1 point) à 1,0% pour 2014, l’écart reste fort. En 2015, la croissance française est toujours vue à 1,5%. Le FMI souligne que la reprise tient avant tout des exportations et non de la demande intérieure, toujours aussi faible. La fragmentation financière et la faiblesse de l’offre de crédit constituent également deux forces contraires toujours importantes pour la zone euro.
Dans ce contexte, les équipes d’Olivier Blanchard, le chef économiste du FMI, mettent également de nouveau en garde contre le risque de déflation dans la région et ses conséquences sur la dette. L’institution attribue une probabilité d’environ 20% à un scénario de déflation dans la zone euro. «Une inflation durablement faible ne serait pas propice à une reprise adéquate de la croissance économique», prévient le FMI qui renouvelle son appel à la Banque centrale européenne pour qu’elle assouplisse encore sa politique monétaire. Selon les économistes du FMI, l’inflation devrait rester autour de 1,25% en 2014 et 2015 sous l’effet de l’écart de production, en dessous de l’objectif de 2% de la BCE.
Au niveau mondial, le FMI a très légèrement abaissé sa prévision de croissance pour cette année, à 3,6%, contre 3,7% lors de l’actualisation du mois de janvier, en raison du ralentissement des pays émergents. S’il a maintenu ses prévisions pour les pays avancés, à 2,2% cette année et 2,3% l’année prochaine, le FMI a abaissé ses prévisions de croissance pour les pays émergents à 4,9% cette année (-0,2 point) et à 5,3% pour 2015 (-0,1 point). Pour 2015, il table sur 3,9% de croissance mondiale (inchangée).
Washington et Téhéran estiment tous deux avoir progressé dans l’élaboration d’un protocole d’accord en 14 points, qui donnerait aux négociateurs 60 jours pour parvenir à un accord définitif.
L’armateur a enregistré un fort repli de ses performances en raison de la baisse des taux de fret sur les trois premiers mois de l’année. Les conséquences de la guerre s’annoncent incertaines.
Alliant blockchains privées et publiques, les banques et d'autres acteurs des marchés financiers testent différentes infrastructures pour s'essayer à la tokenisation. La blockchain Canton semble les attirer particulièrement.
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Gabriel Attal et Edouard Philippe se rejoignent sur un point : il faut dénicher des figures neuves pour tourner la page d'une décennie de macronisme. Même s'ils ne parient pas sur la même méthode
Candidat potentiel mais pas candidat déclaré, le Garde des Sceaux avance ses positions sur l'immigration pour peser dans le débat de l'élection présidentielle
Electeurs et candidats sont suspendus à ce paradoxe inédit : la qualification du RN au second tour tient de la quasi-certitude alors que l'identité de son candidat reste inconnue