Le FMI évoque une éligibilité précoce de l’Irlande au programme OMT
Et si Dublin pouvait bénéficier d’une éligibilité précoce au programme de rachats d’obligations souveraines (OMT) dévoilé par la BCE ? C’est l’hypothèse que soumet le Fonds monétaire international dans son neuvième rapport d'évaluation du programme de soutien à l’Irlande mis en place fin 2010. «L’Irlande reste exposée à des variations dans le sentiment concernant les perspectives de soutien européen, ou plus généralement la périphérie de la zone euro, ce qui pourrait affecter les conditions de l’accès au marché», explique l’institution de Washington. «Une éligibilité précoce à l’OMT pourrait aider à contenir de telles pressions», ajoute-t-elle.
«Les développements positifs récents du marché financier et du secteur immobilier soutiennent la capacité de l’Irlande à sortir du plan de soutien UE-FMI à la fin de l’année», poursuit le FMI. En outre, le pays a placé 5 milliards d’euros de dette à 10 ans le mois dernier. «Cependant, la croissance devrait rester morose en 2013 et la perspective d’une reprise graduelle sur le moyen terme reste hautement incertaine». Le Fonds a maintenu ses prévisions de croissance pour les deux prochaines années, tablant sur une progression du PIB de 1,1% cette année et de 2,2% en 2014.
Le programme OMT, encore inactivé à ce jour mais dont l’annonce l'été dernier a contribué à apaiser les marchés, s’engage à des achats illimités de titres de dette souveraine sur le marché secondaire pour des pays qui poursuivent un programme d’ajustement économique.
Selon le chef de mission du FMI pour l’Irlande, Craig Beaumont, il n’y a pas eu de discussions «intenses» sur un accès du pays au programme OMT. Plusieurs options pouvant favoriser la sortie de Dublin du plan de soutien ont été examinées, aussi bien du côté du FMI que de l’Union européenne, a-t-il ajouté. Ces réflexions en sont encore à un stade préliminaire et elles n’ont pas encore porté sur des «montants potentiels» de financement contingent.
Le FMI en a profité pour réaffirmer que les Européens devraient autoriser leur fonds de sauvetage, le Mécanisme européen de stabilité (MES), à prendre en charge une partie du fardeau de la recapitalisation des banques irlandaises, estimant que cela n’aurait pas de prix pour la soutenabilité de la dette irlandaise.
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