Le dossier du plafond de la dette américaine va refaire surface
Le relèvement du plafond de la dette aux Etats-Unis menacera à nouveau cette année l’économie américaine. Dans un rapport publié mardi dernier, le Congressional Budget Office (CBO) estime que si le cadre actuel du plafonnement de la dette expire dimanche, le gouvernement dispose de réserves suffisantes pour tenir jusqu’en octobre ou novembre.
Courant avril, l’Etat devrait collecter l’impôt sur les revenus des particuliers qui lui avait rapporté 230 milliards de dollars l’an dernier, auquel s’ajoutera l’impôt sur les sociétés versé mi-mars et mi-septembre qui avait rapporté plus de 100 milliards en 2014.
L’organisme indépendant estime qu’au-delà d’octobre ou novembre, une période qui peut varier de manière importante en fonction de la volatilité des recettes et dépenses fiscales au cours des prochains mois, le Trésor américain risque néanmoins d’avoir brûlé toutes ses réserves, à moins que le Congrès n’adopte d’ici là un relèvement du plafond ou une prolongation de l’autorisation d’emprunt. Si tel n’était pas le cas, «le gouvernement serait dans l’incapacité de rembourser entièrement ses échéances, ce qui conduirait à des retards de paiement des activités du gouvernement, ou à un défaut sur sa dette, ou les deux», alerte le CBO.
Après l'épisode du «shutdown» des activités du gouvernement fédéral en octobre 2013 qui avait duré 15 jours, et un défaut de paiement évité à un jour près, Républicains et Démocrates du Congrès devront ainsi s’entendre s’il souhaitent s'épargner une nouvelle crise. «Les Républicains détenant à présent la majorité au Congrès et la crise de 2013 ayant été préjudiciable à l’image du parti, nous pensons qu’il n’est pas dans son intérêt d’arriver à un nouveau «shutdown» avant les élections présidentielles qui auront lieu en 2016», estime Natixis.
Les Républicains cherchent à négocier des baisses de dépenses de l’Etat. Pourtant, le déficit budgétaire s’est déjà fortement réduit. Fin janvier, le CBO prévoyait une baisse du déficit budgétaire américain à 468 milliards de dollars sur l’année fiscale achevée fin septembre, contre 483 milliards en 2014 et 680 milliards en 2013. A 2,6% du PIB, il s’agirait ainsi de son plus faible niveau depuis 2007. Le CBO prévoit que le déficit restera autour de 2,5% jusqu’en 2017, grâce à une croissance du PIB anticipée à 2,9% sur les deux prochaines années.
Plus d'articles du même thème
-
Baillie Gifford a présenté un plan de départs volontaires
Le directeur général de Baillie Gifford, Tim Campbell, a annoncé aux collaborateurs de la société qu’ils avaient la possibilité de quitter l’entreprise, alors que celle-ci cherche à recentrer son activité sur les segments du marché à plus forte croissance, révèle le Financial Times. Il a indiqué, lors d’une visio interne récente, que les salariés basés au Royaume-Uni pourraient partir dans le cadre d’un programme de départs volontaires, avant de tenir une réunion réunissant l’ensemble du personnel sur ce sujet. Baillie Gifford, fondée en 1908, gère environ 200 milliards de livres sterling d’actifs et emploie 1.600 personnes au Royaume-Uni. Le gestionnaire d’actifs cherche à développer son activité auprès des family offices, des clients intermédiaires aux États-Unis et en Asie 5conseillers financiers et gérants de fortune), ainsi qu’auprès des clients recherchant une exposition accrue aux actifs privés. -
Le FRR continue de nourrir son appétit pour plus de risque
Le Fonds de réserve pour les retraites vient de publier son rapport annuel 2025. Celui-ci confirme la nouvelle orientation de son allocation vers des actifs plus risqués en ligne avec l'allongement de sa durée d'investissement au-delà de 2033. -
Un fonds de pension public japonais nomme sa première directrice des investissements
Avec environ 12.000 milliards de yens (64,6 milliards d'euros) d'actifs sous gestion fin décembre, la Federation of National Public Service Personnel Mutual Aid Associations confie la direction de ses investissements à Atsuko Iino. -
Le FRR lance un appel d'offres pour confier 630 millions d'euros en obligations d'entreprises
Le Fonds de réserve pour les retraites, qui disposait de 20,7 milliards d'euros d'actifs à la fin de 2025, souhaite une stratégie axée sur des obligations de bonne qualité avec un biais responsable. -
Aela Cozic (Fidelity International) : «Le contexte actuel est un véritable défi pour l’engagement actionnarial»
Pendant que la saison des assemblées générales se termine, Aela Cozic, directrice associée, investissement durable chez Fidelity International, est revenue pour L’Agefi sur les défis auxquels est confronté l'engagement actionnarial. -
Le régulateur européen des marchés financiers émet un rappel à l'ordre sur les marchés de prédictions
Face à l'essor des plateformes de paris comme Polymarket, l'Esma réaffirme le scope des contrats événementiels pouvant être qualifiés comme instruments financiers.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- L'affaire Malakoff Humanis tombe mal pour une éventuelle cession de Sienna Gestion
- LBP AM transfère la gestion de ses opérations de Natixis IM OS vers Alto
- Le Crédit Agricole lance son stablecoin en euro
- Le climat a trouvé sa mesure, la nature cherche encore son langage
- H2O AM boucle la liquidation des actifs de ses fonds cantonnés
Contenu de nos partenaires
-
Sur la route du Tour avec Macron (1/15)Sur la route du Tour avec Macron (1/15) : L’échappée européenne (Granollers – Les Angles)
SERIE. A l’occasion du Tour de France 2026, l’Opinion parcourt l’étape du jour à la recherche des traces de la décennie Macron. -
Je t'aime, moi non plusProcès Le Pen : Entre juges et politiques, un divorce déjà consommé
Les magistrats de la Cour d’appel de Paris sont sous forte pression tant leur décision changera le cours de l’élection présidentielle. Fragilisée par le scandale Lyhanna, la justice risque d'être sous le feu des critiques jusqu'en 2027 -
L'envie d'avoir envie« Le combat d’un père » : Edouard Philippe se lâche et se lance
Le candidat Horizons à la présidentielle promet des « efforts partagés » pour préparer « la France de nos enfants »