Le destin de la Grèce est suspendu au succès de l'échange de sa dette
Le FMI redoute que les créanciers privés n’acceptent pas tous de passer une décote de 50 % sur leurs obligations grecques
Publié le
Solenn Poullennec
L’horizon de la Grèce ne cesse de s’assombrir. Les experts du FMI viennent de rendre public leur cinquième rapport sur la situation du pays. Si le Fonds a quand même accordé au pays les 2,2 milliards d’euros tant attendus, le diagnostic est sévère. Car même si la nouvelle coalition dirigée par Lucas Papademos s’est engagée à poursuivre les réformes, celles-ci peinent à être mises en œuvre. La récession s’aggrave et le système bancaire est plus que jamais sous pression, notamment à cause du plan de participation des créanciers privés (PSI).
Désormais, le FMI estime que le recul de l’activité pourrait atteindre 6% en 2011 (contre 5% prévus en septembre) et 3% en 2012. Pour poursuivre l’ajustement budgétaire, le FMI demande au gouvernement d’accélérer les réformes structurelles, de s’attaquer enfin à l’évasion fiscale et à la réduction de la sphère publique, sans pour autant brader tous les actifs. A la fin septembre, le programme de privatisation n’avait permis de récolter que 390 millions d’euros (contre 1,7 milliard d’euros attendus).
Le FMI s’inquiète aussi de l’évolution de la dette car elle est tributaire du PSI. En demandant aux créanciers privés de renoncer à 50% de leur dette grecque il permettrait de ramener l’endettement à 120% du PIB en 2020. Mais si la très grande majorité des créanciers privés ne participent pas au PSI – un «risque réel» selon le FMI - la dette pourrait rester supérieure à 145% du PIB en 2020. L’échange est censé intervenir au début de 2012 mais les négociations sont toujours en cours. Selon la presse locale, elles achoppent notamment sur le coupon assorti aux nouvelles obligations.
Le PSI devrait en tout cas augmenter les besoins en fonds propres des banques grecques, qui ont le plus à perdre. Dans ce cadre, «préserver la stabilité du secteur financière est un défi qu’il est urgent de relever», prévient le FMI. Les banques locales doivent faire face à l’accélération de la fuite des dépôts. En tout 16,5% des dépôts enregistrés à la fin 2010 ont été retirés depuis le début de l’année. Alors que la première décote grecque a abaissé le ratio core tier one des banques d’environ 2 points de pourcentage, le FMI encourage donc le gouvernement grec à terminer son plan de liquidation des établissement financiers et la banque centrale grecque à poursuivre son soutien via le programme «emergency liquidity assistance».
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