«Le défaut d’un Etat ou d’une grande banque de la zone euro est improbable»
L’Agefi : Pourquoi restez-vous à surpondérer sur le crédit?
Frédéric Penel: La période est certes difficile pour la zone euro, sur le plan institutionnel comme sur le plan économique. A très court terme et «le nez dans le guidon», il est tentant d’être suiveur et d’afficher «prudence» sur la vitrine. Il nous paraît toutefois nécessaire, dans l’intérêt de nos clients, de faire preuve de recul pour mettre en contrepoint de l’aversion au risque actuellement dominante, la confiance aveugle qui prévalait il y a 5 ans, y compris et d’abord au sein des agences de notation, pour souligner la tendance amplificatrice des marchés, qui peut avoir aujourd’hui un effet paralysant. En dernière analyse, le défaut d’un souverain ou d’une grande institution bancaire de la zone ne nous semble pas être une option, et les spreads offerts constituent de bons points d’entrée.
Quelle est votre stratégie?
Nous respectons pleinement le principe prudentiel dans le cadre de la gestion monétaire mais nous restons raisonnablement investis dans les autres fonds sur le secteur bancaire et dans les zones géographiques, Italie et Espagne notamment, sur lesquelles se focalisent les craintes. Nous estimons, surtout en cette période de taux très bas, que c’est là que se trouve la valeur, à condition d’accepter la volatilité que l’actualité continuera de générer. Nous nous efforçons également de ne pas nous écarter du principe de dispersion des risques, alors que les dégradations successives poussent, par éviction, à la concentration. Notre sélection se cantonne toutefois aux principaux émetteurs, qui allient diversité des revenus et couverture géographique étendue.
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