« Le décalage de conjoncture reste favorable au billet vert »
Emmanuel Hurault, gérant de taux chez Groupama AM
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Tân Le Quang
L’Agefi : Hormis le soutien européen à la Grèce, quels facteurs pourraient justifier un maintien de l’euro à moyen terme ?
Emmanuel Hurault : En trois mois le marché des changes a fortement évolué. Fin novembre, les craintes portaient sur l’endettement public et le statut du dollar comme monnaie de réserve. Actuellement, les fondamentaux économiques reprennent le dessus. Même si l’immobilier commercial aux Etats-Unis devait continuer de baisser, le décalage de conjoncture se maintiendrait en faveur des Etats-Unis. En effet, l’emploi s’y stabilise alors qu’en zone euro la dégradation continue. De plus, l’ancrage de l’inflation en zone euro tend à favoriser un statut quo prolongé alors qu’une hausse des taux est beaucoup plus envisageable de l’autre côté de l’Atlantique. En conséquence, malgré le soutien de l’Europe à la Grèce, la force du différentiel économique milite pour une faible appréciation de l’euro. Seules les tensions entre Washington et Pékin sur la force du yuan pourraient modifier la donne. Ainsi, à ce stade nous ne voyons pas de renforcement de l’euro à moyen terme.
L’excès de faiblesse de la livre face à la monnaie unique peut-il se poursuivre ces prochains mois ?
Malgré la hausse de l’immobilier et une inflation sous-jacente en glissement mensuel au plus haut depuis 1990, la livre s’est fortement dépréciée sur un mois. Différents facteurs justifient ce mouvement: l’arrêt temporaire du programme d’assouplissement monétaire de la Banque d’Angleterre, des flux de fusions-acquisitions vendeurs de livre et surtout une incertitude croissante sur le résultat des élections. Dès lors, nous n’attendons pas de renforcement prononcé de la livre pendant cette période pré-électorale.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
La maison mère de Google avait investi 900 millions de dollars en 2015 dans la société créée par Elon Musk. Sa participation, qui a grimpé à 94 milliards de dollars avec l’IPO de juin, est désormais valorisée 78 milliards de dollars.
L’économie suisse a surpris par son dynamisme au deuxième trimestre avec une croissance de 1,5% par rapport au trimestre précédent alors que les économistes anticipaient une contraction.
L’assureur britannique enregistre un résultat d’exploitation en hausse de 24% à 1,3 milliard de livres sterling sur les six premiers mois de l’année, dépassant les attentes des analystes. Cette croissance vient principalement de l’intégration de Direct Line, racheté il y a un an pour 3,6 milliards de livres.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
Dans sa décision rendue vendredi 14 août, le Conseil constitutionnel censure certaines mesures de la loi, mais valide les dispositions phares du texte du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez
DECRYPTAGE. Le Conseil constitutionnel a décidé de censurer la loi d'interdiction des réseaux sociaux aux adolescents de moins de quinze ans, estimant qu'elle portait une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression
Les chaleurs extrêmes, qui impactent la productivité et plusieurs secteurs stratégiques de l'économie, pourraient amputer le PIB européen de 1 % selon une étude. La France est la plus vulnérable des grandes économies du continent