Le débat sur la gouvernance de la Société Générale reste ouvert
Dans une note, CM-CIC Securities juge que la banque est mûre pour faire évoluer ses statuts en SA à directoire et conseil de surveillance
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Alexandre Garabedian
Une augmentation de capital réussie, la menace d’une offre de BNP Paribas qui s’éloigne pour un bon moment, une équipe de direction confirmée dans ses fonctions… Le mois de mars a apporté à la Société Générale quelques signes d’apaisement après la tempête de « l’affaire Kerviel ». La promotion, la semaine dernière, du directeur financier Frédéric Oudéa comme troisième directeur général délégué aux côtés de Didier Alix et Philippe Citerne est même apparue comme le premier signe d’une transition en douceur à la tête de la banque.
Pour autant, ces avancées ne referment pas le chapitre de la gouvernance du groupe aux yeux de certains observateurs. Dans une note publiée le 26 mars, CM-CIC Securities remet ainsi au goût du jour une vieille idée : la réforme des statuts du groupe, qui passerait par une dissociation des fonctions de président et de directeur général, aujourd’hui concentrées dans les mains de Daniel Bouton. Le tout via la mise en place d’une société anonyme à directoire et conseil de surveillance.
Jean-Martin Folz, aux commandes du comité spécial créé après l’affaire Kerviel, « paraît à ce jour l’un des rares administrateurs potentiellement positionnables en tant que président non exécutif de la banque, tandis que l’arrivée d’un nouveau mandataire social exécutif (...) nous semble donner suffisamment d’indications sur la composition d’un éventuel «directoire» qui pourrait comprendre MM. Bouton, Citerne, Alix et Oudéa», juge ainsi l’intermédiaire.
Avec les Banques Populaires, la Société Générale reste la seule grande banque française à n’avoir pas dissocié les fonctions de PDG. Un débat que les rapports Viénot puis Bouton sur le gouvernement d’entreprise se sont gardés de trancher. Le conseil d’administration de la Société Générale, lui, a choisi son camp. « En avril 2003 puis en 2007 », soit avant la crise, il a « confirmé la structure moniste d’organisation de la direction, estimant que celle-ci était la mieux adaptée aux circonstances de la société », lit-on dans le document de référence 2008 de la banque.
Et en proposant le renouvellement du mandat d’administrateur de Philippe Citerne lors de l’assemblée générale du 27 mai prochain, la banque montre qu’elle entend rester pour le moment sur cette ligne.
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