Le Danemark assèche ses émissions souveraines afin de défendre sa devise
Avec la suspension temporaire des émissions souveraines, la banque centrale danoise espère agir sur les taux longs qui ont fortement chuté.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
Le Danemark multiplie les mesures pour défendre l’arrimage (peg) de la couronne contre euro. En plus des trois baisses de taux concédées en deux semaines pour ramener les taux courts à un niveau de zéro et le taux de dépôt en territoire négatif à -0,50%, le gouvernement danois a également décidé de suspendre temporairement ses émissions d’obligations d’Etat, sur conseil de la banque centrale (DNB). «L’Etat dispose déjà de fonds suffisants pour couvrir ses besoins sur 2015», rappelle SG CIB qui ajoute qu’avec cette mesure, «la DNB espère une baisse des spreads de taux sur la partie la plus longue de la courbe, ce qui limiterait les entrées de capitaux étrangers».
Le taux danois à 10 ans a chuté de 25 pb pour tomber à 0,17%, et de 18 pb à -0,59% sur la partie 2 ans depuis vendredi. Les baisses atteignent même respectivement 65 pb et 52 pb depuis le début de l’année, avec un spread désormais négatif contre le Schatz allemand à 2 ans à hauteur de 40 pb, un record historique, et contre Bund à 10 ans de 14 pb, un plus bas depuis début 2013. Les taux danois sont également passés sous ceux de la Suède et de la Norvège sur la partie 2 et 10 ans, alors que les pressions à la hausse de la couronne contre euro se sont accentuées depuis l’annonce de rachats de titres d’Etat par la BCE. Elles ont nécessité l’intervention de la DNB sur le marché des changes.
Si certains s’inquiètent ainsi que le pays suive l’exemple suisse en abandonnant le peg contre euro, «le Danemark n’est pas la Suisse», estime SG CIB qui rappelle que «la politique d’arrimage est en place depuis plus de trente ans et demeure forte tant pour des raisons de compétitivité que de stabilité financière». Les réserves de changes représentent seulement 30% du PIB danois, contre plus de 80% en Suisse. «La couronne danoise n’est pas une devise refuge traditionnelle. Il semble ainsi que les entrées de capitaux récentes soient plus spéculatives que liées à un effet de panique», estime Citigroup.
Depuis mi-décembre, la devise danoise s’est d’ailleurs dépréciée de 11% contre le dollar, de 14% contre le franc et de 6% contre la couronne norvégienne. La baisse a été limitée à 2% contre la couronne suédoise du fait du durcissement du discours de la Riksbank qui envisage des mesures monétaires non conventionnelles, telles que le passage du taux «repo» en territoire négatif dès sa prochaine réunion, la semaine prochaine.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
La baisse des actions des hyperscalers s’est doublée récemment d’une forte remontée du risque sur le crédit de ces émetteurs liés à l’IA. Ces inquiétudes se manifestent notamment via un écartement des spreads et une envolée des rendements des protections «credit default swaps» (CDS).
Le directeur général Carlo Messina a écarté toute possibilité de relever le prix de l’offre sur sa compatriote toscane, alors que des scénarios alternatifs de fusion entre BPM et Monte dei Paschi ou de dividende exceptionnel nourrissent les rumeurs.
Après avoir interrogé 14 entreprises, le club de réflexion donne de nombreuses recommandations dont celles de nommer des référents IA ou de préserver les profils junior.
Kering a bénéficié d’un retour en grâce boursier après la publication de ses résultats trimestriels, alors que l’action Hermès a accusé l’une des plus importantes chutes de son histoire.
Les prétendants à l'Elysée sont prisonniers de deux mouvements contradictoires. D'un côté, la campagne réclame qu'ils déroulent leur programme. De l'autre, l'actualité leur dicte de réagir pour rester branchés à la vie du pays. Ces derniers jours illustrent à quel point la position est difficile à tenir. Et c'est loin d'être fini
Incorrigible Gabriel Zucman. La moindre occasion est bonne pour anti-riches et anti-profits de donner libre cours à leurs obsessions de taxation tous azimuts, notamment de TotalEnergies
L'ex-Premier ministre fait un pas de plus vers une candidature à l'élection présidentielle de 2027 dans une interview à Marianne. Tout en assortissant sa participation de certaines conditions