Le cycle de baisse de l’immobilier américain touche à sa fin
Le marché de l’immobilier résidentiel a bien arrêté de se détériorer d’après l’indice Case-Shiller pour avril, publié par Standard & Poor’s. Les prix des logements n’ont pas enregistré de nouveaux points bas dans les vingt métropoles suivies. L’indice général, en données ajustées, progresse de 0,7% par rapport à mars. Il signe ainsi un troisième mois consécutif de hausse, après vingt mois d’affiliée de repli.
Par ailleurs, le prix du logement dans les vingt grandes villes américaines avance de 1,3% entre mars et avril, en valeurs non ajustées des variations saisonnières. Il s’agit de sa première progression après sept mois de repli.
Le printemps et le début de l'été sont les mois traditionnellement les plus actifs pour les transactions immobilières, rappelle David Blitzer, président du comité des indices de Standard & Poor’s. Toutefois, les chiffres d’avril «pourraient être le signe que cette hausse des prix ne s’explique pas seulement par la montée attendue des ventes de printemps», ajoute le spécialiste. Sur un an, le Case-Shiller recule de 1,9%, seulement, puisqu’il s’agit du plus faible taux de repli annuel depuis novembre 2010. L’indice retrouve son niveau de mi-2003.
D’autres indicateurs laissent à penser que le marché immobilier entame une phase de reprise lente. Les ventes de logements neufs en mai ont bondi de 7,6%. Et les stocks commencent à se réduire. L’offre de logements neufs disponibles est tombée à son plus bas niveau depuis octobre 2005. Le nombre de logements anciens en vente diminue également à 2,49 millions en mai, contre 2,93 millions en 2011 et 3,22 millions en 2010, d’après la National Association of Realtors.
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