«Le crédit constitue encore une alternative au marché actions»
Frédéric Penel, responsable de l'équipe de gestion monétaire et crédit chez CCR AM
Publié le
Laure Closier
L’Agefi: Vous êtes le seul membre du panel à avoir fait évoluer votre exposition crédit entre juillet et septembre. Pourquoi?
Frédéric Penel: Nous étions restés très liquides en mai et juin. Depuis juillet, nous avons considéré que le moment était propice à un renforcement de nos positions et que la fenêtre de tir était ouverte pour profiter d’un resserrement des spreads de crédit. Manifestement, les investisseurs ne sont pas découragés par le niveau des taux et le crédit constitue encore l’alternative à un marché actions dont les performances et les perspectives restent dissuasives. Le mouvement est renforcé du fait de la réallocation partielle que les changements réglementaires dictent aux compagnies d’assurance. La première difficulté que nous rencontrons pour investir est la rareté du papier: peu de vendeurs, pas d’émissions, période estivale de moindre activité.
Quelles sont vos prévisions sur les spreads?
Nous sommes prudemment optimistes à court terme et cette appréciation est la résultante de considérations opposées. D’une part le mouvement acheteur nous paraît solide, d’autant que les perspectives de hausse des taux sont sans cesse repoussées. Manifestement, un taux de swap 10 ans en dessous de 2,5% ne semble pas dissuasif, mais d’autre part, les nuages à quelques mois restent très présents. Les données macro-économiques sont clairement négatives, notamment du fait de politiques budgétaires et fiscales restrictives, de la problématique des dettes souveraines et des problèmes qui affectent le secteur bancaire depuis 2007. L’aversion pour le risque varie fortement au gré de l’actualité de crise et nous interdit d’afficher un optimisme trop affirmé dans la durée.
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