Le Crédit Agricole défend sa solidité financière
Jean-Paul Chifflet voit rouge. Le directeur général de Crédit Agricole SA se «réserve le droit d’attaquer devant les juridictions compétentes toute personne, toute organisation ou tout organe d’information qui nuirait à la réputation et aux intérêts du groupe, en contribuant à propager le doute quant à la solidité de celui-ci», selon un communiqué envoyé mercredi. En cause, une étude relayée le mois dernier par la presse allemande et attribuée à tort à l’OCDE, qui faisait apparaître la banque verte comme l’une des moins capitalisée en Europe. Lundi soir, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a même affirmé au cours d’un débat télévisé avec le ministre de l’Economie Pierre Moscovici que le Crédit Agricole se trouvait dans une situation très difficile.
«Cette étude reposant sur des postulats erronés traduit avant tout la méconnaissance absolue qu’ont ses auteurs de l’organisation et de la structure financière du groupe Crédit Agricole et leur approximation en matière prudentielle», insiste le communiqué de CASA. Le groupe publiera ses résultats annuels le 19 février. La polémique n’a pas eu d’effet sur le cours de l’action, repassée mercredi au dessus des 10 euros.
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