Le cours du pétrole se détend mais reste proche de son record

Le prix du baril a baissé hier, après le passage de l’ouragan Isaac moins dévastateur que redouté, et l’appel du G7 à produire plus
Krystèle Tachdjian

Le prix du baril de Brent s’est légèrement détendu hier autour des 112 dollars après le passage de l’ouragan Isaac aux Etats-Unis, qui semble avoir épargné les installations pétrolières au vu du premier bilan. L’appel du G7 en direction des pays de l’Opep pour qu’ils augmentent leur production semble aussi avoir fait un peu retomber la pression.

Mais le baril qui s’échangeait encore lundi à 115,50 dollars reste tout proche de ses plus hauts historiques. «Malgré un environnement économique défavorable en Europe, et le ralentissement dans les pays émergents, la demande de pétrole reste élevée ainsi que les prix. C’est une tendance de fond liée à la raréfaction du pétrole, à l’importance de ses coûts de production», souligne Luca Baccarini, associé de la société de conseils chez Energy Funds Advisors.

«La production de pétrole est confrontée à un problème structurel. Les niveaux actuels de production peuvent à peine satisfaire la demande depuis environ un an. Malgré tout nous ne sommes pas dans une situation de rupture d’approvisionnement, condition nécessaire imposée par l’AIE (Agence internationale de l’énergie) pour que les réserves stratégiques des pays puissent être mises à contribution», ajoute de son côté Olivier Rech, chez Energy Funds Advisors.

Dans leur communiqué, les pays du G7 ont en effet laissé entendre qu’ils pourraient faire appel à l’AIE, qui représente les intérêts des pays consommateurs, pour que soit mise sur le marché une partie des réserves stratégiques coordonnées par l’agence. Hier, celle-ci n’a pas réagi, s’en tenant à sa ligne selon laquelle l’heure n’est pas venue de puiser dans les stocks stratégiques.

Agir du côté de la production s’avère aussi une piste délicate dans la mesure où, hormis l’Arabie Saoudite, les autres pays sont quasiment à 100% de leurs capacités de production sauf à aller développer de nouveaux gisements. Les marges de manœuvre restent donc limitées. La bonne surprise est venue hier des stocks américains de pétrole brut qui ont enregistré la semaine dernière une hausse inattendue, a annoncé l’Agence américaine d’information sur l'énergie (EIA).

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