Le contrôle des détenteurs de Livret A pose problème aux banquiers
Les banques devront vérifier qu’un client ne détient pas deux fois le produit. Impossible, sauf à geler pendant des mois l’ouverture d’un livret
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Garabedian
Dans le chantier de la banalisation du Livret A, il est des sujets polémiques, comme le taux de rémunération de la collecte. D’autres sont plus techniques, mais n’en donnent pas moins, en coulisses, des sueurs froides aux banquiers. Le contrôle de la « multidétention » du produit est de ceux-là, un Français ne pouvant détenir deux Livrets A.
L’avant-projet de texte de loi dispose en effet que tout réseau bancaire saisi d’une demande d’ouverture d’un livret d’épargne réglementée « est tenu de vérifier préalablement à cette ouverture si la personne est déjà en possession d’un produit de la même catégorie ».
Problème, les réseaux qui distribuent aujourd’hui le Livret A (Banque Postale et Caisses d’Epargne) ou Bleu (Crédit Mutuel) sont déjà bien en peine de procéder à ces vérifications entre eux trois. Et le risque qu’un client ouvre un produit dans chaque banque sera démultiplié à compter du 1er octobre, date prévue pour la banalisation de la distribution.
Au Crédit Mutuel par exemple, un conseiller pourra simplement contrôler qu’un client n’a pas déjà ouvert un Livret A dans une autre Fédération du groupe. Même constat aux Caisses d’Epargne, où ce travail de contrôle interne entre banques régionales de plein exercice n’a même été rendu possible qu’assez récemment, avec la migration de chaque caisse sur des plates-formes informatiques communes. « Entre concurrents, en revanche, il est impossible de s’échanger ce genre d’informations. Seul un organisme d’Etat habilité par la Commission nationale informatique et liberté aurait ce pouvoir », indique-t-on au siège du groupe.
L’outil existe pourtant : il s’agit du Ficoba, le fichier recensant les ouvertures et clôtures de comptes bancaires, géré par la direction générale des impôts. Et le projet de loi prévoit bien que les banques consultent l’administration fiscale avant l’ouverture d’un livret pour savoir si le demandeur en détient déjà un ailleurs. Mais « les modalités de transmission de cette information », à fixer par décret, risquent de bloquer toute démarche commerciale. Un délai de réponse de plusieurs semaines ou mois serait incompatible avec la bonne marche des affaires, et gèlerait de fait la banalisation du Livret A.
Pour l’heure, les banquiers en sont donc toujours à proposer que le client fasse une déclaration sur l’honneur, qui les dédouanerait au passage de leur responsabilité.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides