«Le contexte difficile doit tempérer l’apparente sous-évaluation des actions»
Yves Maillot, directeur des actions et de la gestion diversifiée de Robeco Gestions
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi anticipez-vous une hausse de seulement 15% des Bourses européennes à horizon un an?
Yves Maillot : Avec des valorisations comprises entre 7 et 8 fois les bénéfices de l’année en cours, les actions européennes paraissent très faiblement payées. Sur la base de modèle de prime de risque, le niveau moyen des actions intègre implicitement aujourd’hui une chute de 40% des bénéfices des sociétés alors que le consensus des analystes est encore loin de cette prévision (-10% pour 2008 et +2% pour 2009). On peut donc en conclure que les anticipations de marché ont déjà largement intégré les effets négatifs d’une récession sévère sur les marges des entreprises et que les cours se révèlent être des opportunités d’achat. Néanmoins, et malgré cette valorisation attractive, le marché demeure largement affecté par l’élévation des coûts de financement, par la grande nervosité des intervenants (très forte volatilité) ainsi que par le risque de liquidité. Le contexte très difficile de l’actuel environnement économique et financier doit tempérer l’apparente sous-évaluation des actions et pondérer le potentiel théorique de rebond des Bourses.
Les marchés actions américains rebondiront-ils plus rapidement que les places européennes?
On peut penser que le cycle économique, plus avancé aux Etats-Unis qu’en Europe, justifie un rebond plus rapide des actions américaines. Pourtant, sur les bases respectives des estimations de bénéfices, les écarts de performances (hors effet de change) de part et d’autre de l’Atlantique ne devraient pas sensiblement diverger. Compte tenu de l’ampleur des déséquilibres financiers aux Etats-Unis, les risques de dégradation des résultats demeurent même encore élevés pour les entreprises américaines et expliquent aussi l’ampleur du plan de relance présenté par le nouveau Président.
Deux jours après SK Hynix, le premier fabricant mondial de mémoire a détaillé vendredi 21 août l'enveloppe de retour aux actionnaires qu'il compte déployer au titre de 2026. Il s’agit de la plus importante jamais engagée par une société sud-coréenne.
Le groupe de BTP suisse déboursera 840 millions d’euros pour l’acquisition du groupe allemand, qui prévoit de réaliser 430 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026.
Si les aides publiques et les solutions techniques ont atteint une maturité inédite, la rénovation énergétique des copropriétés peine encore à changer d'échelle. Pour sortir de l'impasse, la filière doit passer d'une logique de simples travaux collectifs à une stratégie d'accompagnement budgétaire individuel pour chaque copropriétaire, estime Sylvain Lefèvre, Président de Synergiec.
Le ministère de la Planification et du Budget a dévoilé vendredi les grandes lignes du « Fonds du futur », un véhicule d'investissement stratégique destiné à recycler les recettes fiscales « exceptionnelles » générées par le supercycle des semi-conducteurs et de l'intelligence artificielle.
Anthropic pourrait déposer son dossier d’IPO dès la fin du mois, pour devancer son rival OpenAI. Il affirme qu’il pourrait égaler ou dépasser le montant de l'introduction record de SpaceX.
La boutique norvégienne Norselab Credit Management lance son quatrième fonds en moins de quatre ans, étendant sa plateforme crédit aux secteurs du shipping (transport maritime), des services pétroliers et de l’exploration-production, selon HedgeNordic. Norselab Shipping & Energy démarre avec 1 milliard de couronnes norvégiennes (NOK) de capital engagé apporté par la famille Odfjell, dont la fortune a été bâtie via des sociétés telles qu’Odfjell Drilling et Odfjell Technology.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
En 2027, les sommes allouées par Taïwan à la défense représenteront près de 29 % des dépenses totales alors que l'environnement sécuritaire reste très incertain. Le président chinois Xi Jinping doit se rendre à Washington en septembre
Face au fléau des graffitis qui enlaidissent Paris et qui coûtent 7 millions d’euros par an, le nouvel édile socialiste, héritier d’une mairie divisée entre indulgence et répression, hésite encore
Le candidat Renaissance à l’élection présidentielle a été ciblé par au moins quatre opérations de désinformation venues de l’étranger en deux semaines.