Le CDS sur la France atteint un nouveau record

Sur ce marché marqué par une liquidité limitée, se protéger contre un défaut de la France coûte plus cher qu’un contrat sur certains corporates
Violaine Le Gall

Au printemps dernier, la crise sur la dette souveraine grecque avait déjà entraîné une hausse des CDS sur la France. Mais les opérateurs n’ont pas répercuté la hausse du risque souverain sur les corporates.

En conséquence, les CDS à cinq ans de France Télécom et d’Air Liquide évoluent depuis avril dernier à un niveau plus faible que les contrats de protection contre le risque de défaut (CDS) de l’Etat français. Les CDS sur Veolia et Technip font à présent partie des contrats sur des corporates français qui traitent sous les CDS de la France.

Alors que, début novembre, les CDS sur la France ressortaient encore à environ 70 points de base (pb), ils ont atteint hier le niveau record de 107 pb, en hausse de 4 pb par rapport à la veille, d’après le fournisseur de données CMA. La probabilité de défaut induite par ce niveau s’élève à 9%, précise CMA.

Sur le marché des obligations cash, plus liquide et plus large, le constat n’est pas le même. Les obligations corporates traitent toujours avec une prime par rapport aux obligations d’Etat. Depuis début novembre, l’indice iBoxx sur les 100 corporates non financières les plus liquides en euro s’est tendu de 2,7 pb à 70,1 pb par rapport aux taux swap tandis que l’iBoxx sur les dettes souveraines de la zone euro s’est écarté de 5,5 pb à 63,8 pb.

Par ailleurs, un autre indicateur de la perception du risque est plutôt favorable à la France. Le spread entre les dettes souveraines française et allemande à dix ans s’est resserré récemment. Il ressort à 36 pb contre un point haut à 55 pb en juin dernier.

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