« Le cash a été accru dans l’attente de cours plus attractifs sur les grandes classes d’actifs »
L’Agefi : Pourquoi sous-pondérez-vous les actions comme les obligations ?
Yves Maillot : En décembre, après une reprise spectaculaire des indices boursiers de près de 60% depuis le point bas du 9 mars 2009, nous avons en effet décidé de sous-pondérer les actions. Grâce à des mesures efficaces de maîtrise des coûts, beaucoup d’entreprises cotées ont été à la hauteur des attentes des investisseurs en amortissant très nettement les effets de la chute d’activité sur leurs résultats. Néanmoins, les valorisations intègrent déjà des anticipations de progression des bénéfices 2010 de 30% qui restent maintenant à valider. La correction boursière me semble donc logique et se justifie aussi par la résurgence des risques liés aux déséquilibres financiers globaux. Par ailleurs, les obligations d’Etat subissent la montée des risques souverains, alors que sur le marché du crédit, les spreads se sont resserrés et limitent l’intérêt du segment au gain de portage.
Pourriez-vous encore renforcer votre part de cash ?
Non, mais dans l’attente de cours plus attractifs sur les grandes classes d’actifs, c’est la poche de trésorerie qui a été augmentée en dépit de faibles rémunérations sur le marché monétaire. L’objectif consiste en une meilleure maîtrise du risque durant une phase qui se concrétise de nouveau par une remontée des volatilités. Cette part de liquidités n’a pas vocation à être longuement maintenue, mais va permettre de profiter des futures opportunités de marché. Enfin, une partie de ces liquidités est aussi utilisée pour investir sur des produits de décorrélation et à performance absolue.
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