Le CAPE n’est pas informatif à l’horizon d’un an
Le graphique ci-contre montre la relation historique entre le ratio CAPE de Robert Shiller et la rentabilité du S&P 500 à l’horizon d’un an. Le ratio CAPE (pour Cyclically Adjusted Price-Earnings) est un ratio des cours sur les bénéfices ajustés du cycle d’activité. Les bénéfices utilisés au dénominateur représentent la moyenne des bénéfices mensuels passés sur dix ans (ajustement suggéré par Benjamin Graham et David Dodd en 1934).
Le ratio CAPE est utilisé comme un indicateur de valorisation. Il avait permis à Robert Shiller en 1998 de mettre en garde contre la surévaluation des actions.
En mars 2015, ce ratio atteint 28 pour l’indice S&P 500, ce qui correspond à un niveau très élevé (quantile 96% depuis 1881).
Néanmoins, la littérature académique montre que le pouvoir prédictif de ce ratio sur les cours futurs n’apparaît qu’à des horizons de plusieurs années. Ce pouvoir prédictif est le plus grand à des horizons de 20 ans, ce qui illustre un très long processus de retour à la moyenne.
Le graphique montre ainsi que la relation entre le CAPE et les rentabilités à un an est presque nulle (coefficient de détermination de 3% et pente proche de zéro).
Il apparaît même que lorsque le ratio CAPE a dépassé 28, historiquement, les rentabilités ont 50% de chance d’être positives/négatives. Toujours lorsque le ratio CAPE est supérieur à 28, la probabilité d’observer une rentabilité à un an supérieure à +20% est tout de même de 25%.
Il convient donc pour des horizons inférieurs à quelques années de ne pas prendre en compte ce ratio pour construire les portefeuilles.
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