Le CAC 40 teste la zone de résistance des 4.055-4.090 points
La semaine qui vient de s’écouler s’est soldée par une hausse du CAC 40 de 1,14 % à 4.034 points. Avec un plus haut sur la semaine atteint jeudi à 4.042 points, l’indice parisien a tutoyé le seuil des 4.055 points, correspondant à l’objectif de la tête-épaules inversée (1) dessinée à partir de fin janvier et validée début mars. Graphiquement, on peut considérer que cet objectif a été atteint.
Cela ne signifie pas pour autant que le mouvement haussier entamé début février à 3.545 points est terminé. Et ce même si la configuration du RSI-13 semaines (2), proche d’une ex-droite de support considérée désormais comme une droite de résistance (voir le bas du graphe ci-contre), accroît la probabilité que la zone de résistance formée par l’objectif des 4.055 points et le plus haut inscrit en janvier à 4.090 points force le CAC 40 à se replier.
A moins que celui-ci ne développe une configuration d’inversion de tendance et/ou casse le support établi à 3.790 points (3), il faudra interpréter tout repli comme étant un mouvement visant simplement à consolider les gains enregistrés depuis début février. Le CAC 40 devrait, dans ce cas, se réorienter à la hausse à plus ou moins brève échéance et tenter de franchir, à son tour, le plus haut qu’il a atteint en janvier, comme l’ont fait récemment le S&P 500, le Nasdaq Cp. et le Dow Jones dont les configurations techniques sont très proches de la sienne.
La cassure de la zone de résistance des 4.055-4.090 points, après un éventuel repli technique, se conçoit également d’un point de vue «elliottiste». Le seuil des 4.090 points, représentant l’extrême de la vague 3 de la très probable impulsion initiée en mars 2009 à 2.465 points, constitue un objectif minimum pour la vague 5 amorcée à 3.545 points en février (les chiffres bleus sur le graphe ci-contre désignent les différentes vagues de cette impulsion). Sachant que les vague 5 réussissent à dépasser leur objectif minimum dans la majeure partie des cas, le scénario que nous privilégions est celui d’un franchissement de la région des 4.055-4.090 points. Le CAC 40 disposera alors d’un potentiel de hausse jusqu’au retracement de Fibonacci situé à 4.315 points (4) avant de tenter d’entamer la phase de correction qui doit suivre l’impulsion initiée à 2.465 points.
(1) Figure de retournent à la hausse visible sur un graphe en données quotidiennes avec une tête située au niveau du plus bas touché en février à 3.545 point.
(2) Relative Strength Index, indicateur de puissance d’un mouvement.
(3) Plus haut du 23 février considéré désormais comme un niveau de support.
(4) 2ème retracement de la baisse de 6.168 à 2.465 points.
Plus d'articles du même thème
-
La France a les atouts pour relancer sa compétitivité
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions. -
PARTENARIATRéindustrialisation : reconstruire une souveraineté durable
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”. -
Le rapport de la Commission sur la compétitivité bancaire peine à convaincre
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités. -
Visa lance sa plateforme de stablecoins
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps. -
La cote parisienne s'érode inexorablement
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024. -
Les fonds suédois collectent près de 1,5 milliard d’euros en juin
L’encours des fonds suédois atteint un nouveau record à 910 milliards d’euros.
ETF à la Une
GMO met au point un ETF dédié aux infrastructures face à la forte croissance du secteur de l'électricité
- Natixis Investment Managers crée sa plateforme d’ETF actifs
- BlackRock dépasse les 15.000 milliards de dollars d’encours sous gestion
- Alséa Partners relance le pari de la gestion « quality growth » en partenariat avec Quaero Capital
- Goldman Sachs enregistre des encours record au deuxième trimestre 2026
- L&G dévoile un nouvel ETF Ucits sur les actions mondiales
Contenu de nos partenaires
-
Les fumées des feux de forêt qui ravagent le Canada menacent la finale du Mondial
Les incendies, principalement situés en Ontario, provoquent une pollution de l’air aux particules fines dans le nord-est des Etats-Unis. Suscitant l’inquiétude concernant la finale entre l’Argentine et l’Espagne, qui doit être jouée, dimanche 19 juillet, dans le New Jersey, au MetLife Stadium -
Ukraine : nouvel appel à manifester à Kiev pour soutenir l'ex-ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov
A Kiev, notamment, des manifestations ont eu lieu pour demander le retour de Mykhaïlo Fedorov à la tête du ministère de la Défense et le renvoi du commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Oleksandr Syrsky -
Guerre au Moyen-Orient : l'échange de frappes continue entre l'Iran et les Etats-Unis
Des bombardements américains ont fait trois morts dans le sud de l’Iran. Téhéran a répliqué : l’armée jordanienne a intercepté des missiles, tandis que Bahreïn et le Koweït ont aussi été la cible du régime iranien