Le CAC 40 temporise à l’approche de la barre des 4.170 points
Le CAC 40 marque le pas après huit semaines consécutives de hausse. L’indice parisien s’est replié de 1,32 % à 4.069 points la semaine dernière, après s’être approché une semaine plus tôt, avec une pointe à 4.125 points, du plus haut atteint en 2011 à 4.170 points.
Cela étant, ce repli à l’approche de la barre des 4.170 points ne constitue pas en soi un signal majeur de retournement à la baisse. Aucun support important n’a été cassé, le premier support clé étant situé à 3.575 points (1). Du côté des indicateurs numériques tels que le Relative Strength Index calculé sur 13 semaines, aucun signal baissier n’est venu remettre en cause la tendance que développe le CAC 40 depuis le rebond de septembre 2011 sur les 2.695 points ou même la phase de hausse initiée à 2.920 points en juin 2012. Dans cette configuration technique, le repli de la semaine dernière doit être vu comme un mouvement visant à consolider tout ou partie du rally qui a débuté à 3.575 points en juin dernier.
Dans le cas d’une consolidation de la totalité de ce rally, la région des 3.915-3.920 points (2) est une des zones de support susceptibles de contenir l’extension de la baisse amorcée la semaine dernière et de forcer l’indice à repartir à la hausse. La probabilité de franchir la région des 4.125-4.170 points devrait alors être forte.
La logique des Vagues d’Elliott veut en effet que la dynamique directionnelle enclenchée à 3.575 points compte soit une seule vague soit cinq vagues. Une consolidation du rally de cet été, laquelle constituerait une deuxième vague, annoncerait donc le déploiement d’un cycle structuré en cinq vagues avec, dans ce cas, une marge de progression au-delà des 4.125-4.170 points étant donné les amplitudes relatives des différentes vagues d’un cycle «elliottiste».
Le franchissement du seuil des 4.170 points signifiera que la phase haussière entamée en septembre 2011 à 2.695 points s’inscrit dans la tendance engagée deux ans et demi plus tôt à 2.465 points. Le CAC 40 devrait alors disposer d’un potentiel de hausse jusqu’à la borne supérieure du canal haussier potentiel à l’intérieur duquel il évolue depuis mars 2009. Cette droite, qui progresse de 22,8 points chaque trimestre, passe à 4.407 points ce trimestre-ci.
(1) Plus bas de juin dernier et 1er retracement de Fibonacci de la hausse de 2.695 à 4.125 points.
(2) 1er retracement de Fibonacci du rally développpé de 3.575 à 4.125 points et niveau de rebond du 25 juillet dernier.
{"title":"","image":"80060»,"legend":"Analyse technique CAC 40, ao\u00fbt 2013","credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
L'exercice délicat de la renonciation dans les contrats de crédit
Retrouvez le deuxième volet consacré à la renégociation des ratios financiers dans les contrats de crédit. -
Novo Nordisk relève la tête grâce à sa pilule anti-obésité
Le laboratoire danois poursuit son rebond en Bourse grâce à des résultats trimestriels supérieurs aux attentes et à des prévisions un peu moins mauvaises que prévu. -
Arkema maintient ses ambitions annuelles malgré la crise au Moyen-Orient
Le chimiste a enregistré une performance globalement supérieure aux attentes au premier trimestre et tente de s'adapter aux perturbations créées par la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran. -
Veolia réitère ses objectifs pour 2026
Le groupe de services collectifs affiche un Ebitda en hausse de 5,4 % à 1,77 milliard au 1er trimestre, une performance conforme aux attentes du consensus des analystes. -
Scor confirme ses objectifs annuels après un trimestre solide
Le réassureur a publié des résultats supérieurs aux attentes pour les trois premiers mois de l'année grâce à une bonne performance de l'assurance dommages. -
Larry Fink juge qu’il n’y a pas de bulle dans l’IA
Larry Fink, le directeur général de BlackRock, estime qu’il n’y a pas de bulle dans l’IA, rapporte le Financial Times. « C’est l’inverse. Nous faisons face à des pénuries d’offre ; la demande croît bien plus rapidement que quiconque ne l’avait anticipé », a-t-il déclaré mardi lors de la conférence annuelle Milken Institute à Beverly Hills. « Nous n’avons pas encore commencé à explorer les opportunités de l’IA à travers le monde. Il y a une immense question géopolitique quant à savoir qui accède à cette technologie », a-t-il poursuivi. Larry Fink prévient que le boom de l’IA va entraîner une économie en forme de K dans chaque secteur. « Il va y avoir un, deux ou trois gagnants... dans chaque industrie ; et de nombreuses entreprises plus petites vont être contraintes de fusionner ou de faire autre chose », a-t-il conclu.
ETF à la Une
La collecte a repris sur le marché européen des ETF en avril
- Ofi Invest AM choisit un ex-Axa IM comme directeur des gestions
- La gestion alternative liquide se trouve de nouveaux vecteurs de croissance
- BNP Paribas collecte 15,7 milliards d'euros dans sa gestion d'actifs au premier trimestre 2026
- Les gestionnaires d'actifs trouvent dans la clientèle retail un relais de croissance majeur
- Bertrand Prince rejoint Sunny AM
Contenu de nos partenaires
-
Guerre au Moyen-Orient : un cargo de CMA CGM visé par une attaque dans le détroit d'Ormuz
Le porte-conteneurs San Antonio, exploité par CMA CGM, a été visé, mardi 5 mai, par une attaque dans le détroit d’Ormuz. Des membres d’équipage ont été blessés, alors que plusieurs navires à « intérêt français » restent bloqués dans la zone -
Bergen, la plus belle porte des fjords de l’ouest norvégien
Quand on pense à Bergen, on visualise immédiatement ces maisons en bois, colorées, alignées telles des sentinelles à l’entrée du port. Toutefois, la ville ne se réduit pas à cette sublime carte postale. Elle déploie tout autour de la baie de Vågen, des quartiers au charme fou, à l’image de villages perchés. Bergen serpente et grimpe jusqu’aux monts Fløyen et Ulriken. Une fois là-haut, un paysage fantastique de fjords, de montagnes, de plateaux et de glaciers émerge dans la lumière du soleil. -
Droits de douane : face aux menaces de Trump, Macron appelle l’UE à activer son « bazooka commercial »
Emmanuel Macron a appelé l’Union européenne à recourir à son instrument anticoercition si Donald Trump relevait les droits de douane sur les voitures européennes. Bruxelles, de son côté, assure être prête « à tous les scénarios »