Le CAC 40 se replie après avoir testé la droite de résistance en place depuis 2007
Le CAC 40 a reculé hier de 1,93 % à 3.249 points, abandonnant ainsi la majeure partie du terrain gagné la semaine dernière. Le principal indice de la Bourse de Paris n’a donc pas réussi à s’installer au-dessus de la borne haute du canal baissier au sein duquel il évolue depuis juin 2007 et dont il est brièvement sorti la semaine dernière (voir le graphique ci-contre).
Aussi considère-t-on graphiquement que le CAC 40 n’a pas cassé mais simplement testé cette droite de résistance baissière qui passait à 3.321 points la semaine dernière et se situe à 3.284 points cette semaine, soit une décroissance hebdomadaire de 36,4 points.
En l’absence du signal haussier que constituerait la sortie de ce « canal baissier de moyen terme », la hausse initiée en mars dernier à 2.465 points doit, malgré son ampleur, être considérée comme une phase de consolidation au sein du mouvement baissier entamé à 6.168 points en juin 2007 et qui s’inscrit lui-même dans une grande correction baissière.
En effet, d’un point de vue « elliottiste », la baisse amorcée à 6.168 points constitue vraisemblablement la dernière phase d’une correction en trois temps (A, B et C) engagée à 6.945 points en septembre 2000 (L’Agefi du 16 mars dernier).
Sachant que les vagues C emmènent généralement les cours largement en dessous du point final des vagues A (le plus bas de mars 2003 à 2.401 points dans le cas du CAC 40), le mouvement baissier amorcé à 6.168 points pourrait ne pas être terminé.
Dans ce contexte graphique et « elliottiste », la probabilité reste élevée que le CAC 40 revienne, dans les semaines à venir, dans la zone de support des 2.400-2.465 points, élargie au niveau de pullback établi en janvier 1994 à 2.360 points, voire jusqu’à la région des 2.150 points (1). La zone des 3.125-3.145 points (2) et la région des 3.015 points (3) devraient, dans ce cas, être les premiers supports importants sur le chemin de l’objectif minimum situé à 2.360-2.465 points.
(1) Borne basse d’un canal baissier potentiel tracé dans une échelle logarithmique et qui englobe la correction majeure entamée à 6.945 points en septembre2000.
(2) Gap ouvert à la hausse le 30 avril dernier et niveau de pullback du 9 février dernier.
(3) Premier retracement de Fibonacci de la hausse développée de 2.465 à 3.356 points et niveau de rebond du 30 avril dernier.
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