Le bureau parisien servira de modèle à l’échelle du groupe Edmond de Rothschild
Dans le cadre de la réorganisation initiée par Edmond de Rothschild (EdR), le fonctionnement du bureau parisien, l’un des trois principaux centres du groupe avec Genève et Luxembourg, a vocation à servir de référence. «Le modèle, qui associe les métiers adjacents que sont le conseil aux entreprises et le capital investissement, fonctionne à Paris et sera dupliqué au niveau du groupe», indique Christophe de Backer, directeur général du groupe Edmond de Rothschild.
Dans la banque privée, «le modèle parisien, tourné vers les régions, va être déployé», poursuit le dirigeant. «Les encours ont progressé d’un milliard d’euros en 2012 (à 13 milliards d’euros, ndlr), le modèle d’implantation en régions, dans sept villes de province, marche bien», relève Marc Samuel, à la tête des activités françaises d’EdR.
Dans la gestion d’actifs, la France constitue le pôle le plus important avec 24 milliards d’euros d’encours estimés à fin 2012. «Les encours sont restés stables cette année, avec des sorties sur les actions et de la collecte dans le high yield et les convertibles», indique Marc Samuel. Le bureau parisien doit faire office de tête de pont dans cette activité, Genève et Luxembourg gérant des encours respectifs de 9 et 6 milliards d’euros.
Alors qu’Edmond de Rothschild entend rationaliser ses structures, le bureau parisien a déjà initié ce mouvement en annonçant l’été dernier la fusion de ses deux principales filiales, Edmond de Rothschild Asset Management (Edram) et Edmond de Rothschild Investment Managers (Edrim). «La fusion est achevée. L’intégration, qui constitue la deuxième étape, débutera en 2013. L’organisation du groupe sera repensée avec l’arrivée d’un nouveau patron», explique Christophe de Backer.
Cette fusion a engendré «la suppression de 66 postes (sur une équipe de 264, ndlr). L’ensemble des expertises a été conservé. Nous avons cherché à supprimer les redondances qui pouvaient intervenir sur des fonctions telles que le back-office», poursuit le dirigeant, ajoutant que de nouvelles suppressions de postes n’étaient pas prévues.
Dans le cadre du plan stratégique, les encours du bureau français, attendus à 37 milliards d’euros fin 2012, ont vocation à atteindre 53 milliards d’ici à 2016, avec 18 milliards dans la banque privée et 35 milliards dans la gestion d’actifs.
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