Le Brexit, promesse de fortune… ou de ruine pour les spéculateurs
Le scrutin du 23 juin sur Brexit et le lendemain 24, quand sera connu son résultat, s’annoncent comme les deux jours les plus fous de l’année sur les marchés.
C’est en tout cas que ses acteurs anticipent, notamment des hedge funds prêts à tout pour spéculer… dans le bon sens !
Même si les sondages donnent gagnant le camp du maintien, le suspense s’annonce suffisant pour que les volumes traités les jeudi et vendredi fatidiques soient exceptionnels.
Euronext, l’opérateur boursier, a ainsi prévu des moyens spéciaux pour y faire face.
De leur côté, certains hedge funds et banques d’investissement recrutent des équipes pour effectuer des sondages « sorties d’urnes ». Histoire de détecter au plus tôt les tendances et prendre position en conséquence.
Coût minimal de l’opération, selon le Financial Times, 500.000 livres !
Le plus gros des paris portera sur la livre, variable volatile entre toutes depuis le début de la campagne.
Le souvenir de Georges Soros qui avait fait fortune en 1992 en pariant sur une sortie de la livre du système monétaire européen hante bien des têtes !
La loi britannique autorise les sondages « sorties d’urne » pourvu qu’ils ne soient pas révélés avant la clôture des bureaux, à 22h00 locales.
Mais le cours de la livre, sur les marchés étrangers ou de dérivés, donnera en temps réel une bonne idée des augures électoraux.
Reste à souhaiter aux spéculateurs un résultat pas trop serré.
Dans le cas écossais, pas un sondage sortie d’urne ne s’approchait même de loin du résultat final, un écart de 10 points pour le maintien dans le Royaume Uni.
En cas de coude à coude, certains hedge funds pourraient apprendre à leurs dépens qu’il n’y a parfois qu’un pas entre le jackpot et la ruine !
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