Le bras de fer européen se poursuit sur la résolution bancaire
En marge du Conseil Ecofin de mardi, les négociations se poursuivront avec le Parlement européen pour tenter de boucler un accord sur la résolution bancaire avant la fin mars. «Il reste un énorme écart» entre les positions des ministres des Finances et celles des députés européens, reconnaît la présidence grecque de l’Union européenne. «Le climat n’est pas mauvais mais on a encore beaucoup de travail devant nous».
Mardi, les ministres remettront sur le métier l’accord intergouvernemental qui doit régler les détails de fonctionnement du futur fonds de résolution de la zone euro. Au menu, notamment le calcul des contributions des banques aux fonds nationaux qui seront créés à partir de 2015 et alimenteront les compartiments nationaux du fonds européen à partir de 2016. Un flou persiste sur l’objectif de 1% des dépôts garantis. Sera-t-il fixé d’emblée au niveau national ou bien uniquement pour la zone euro, ce qui risquerait d’amener les pays dont le secteur bancaire est le plus développé, comme la France, à contribuer plus que d’autres ?
Par ailleurs, le Parlement insiste pour accélérer le rythme de la mutualisation des moyens des dix-huit compartiments nationaux du fonds commun. Prévue actuellement sur 10 ans, elle pourrait être ramenée à «5, 7 ou 9 ans», selon une source proche des négociations.
Enfin, la pression s’accroît sur les ministres pour aborder la question du futur «backstop» du mécanisme, un sujet initialement laissé pour plus tard. La Banque centrale européenne, appuyant une demande du Parlement, a suggéré de doter le fonds d’une capacité d’emprunt garantie solidairement par les Etats. Berlin reste pour l’instant fermement opposé à cette solution.
Mercredi, lors d’un trilogue consacré au règlement sur le mécanisme, les députés demanderont en outre à disposer, pour la résolution, de pouvoirs équivalents à ceux qu’ils ont obtenus dans le mécanisme de supervision, en matière de nomination et de convocation des responsables de la future autorité, et d’enquête sur ses décisions.
«Personne ne s’attend à des progrès décisifs cette semaine, mais il faut au moins que la présidence grecque identifie les domaines où elle peut bouger et ceux où elle ne le peut pas», indique une source diplomatique. Le groupe des directeurs du Trésor chargé de négocier l’accord intergouvernemental doit se réunir à un rythme au moins hebdomadaire pour tenter d’aboutir avant fin mars.
Plus d'articles du même thème
-
Martine Legendre (Allianz France) : « En non-coté, on n'achète pas un produit mais une équipe»
Martine Legendre a passé dix-neuf ans à la tête des investissements alternatifs d'Allianz France, construisant un portefeuille qui pèse aujourd'hui près de huit milliards d'euros. À l'heure de passer la main, elle revient sur une carrière marquée par l'émergence successive de classes d'actifs qui n'existaient pas encore à son arrivée, les erreurs qui instruisent, et les constantes qui résistent à tout. -
Le marché fait le tri parmi les sprinters de l'IA
Trois ans et demi après le lancement de ChatGPT, les investisseurs ne sont plus à l'heure de parier sur une révolution industrielle suscitée par l’intelligence artificielle. Ils discriminent désormais les Microsoft, Amazon, Apple et consorts sur leurs capacités à en monétiser l'essor au plus vite. -
Ontario Teachers' crée un poste dédié à l'intégration de l'IA dans les placements
Le fonds de pension des enseignants de l'Ontario nomme Feifei Wu à la tête d'une fonction nouvellement créée, à l'interface entre la technologie et les équipes d'investissement. -
L’autorité de contrôle du bio aux Pays-Bas a sélectionné un prestataire pour ses pensions
L’organisme administratif indépendant vient de confier un mandat portant sur la pension de retraite d’entreprise de ses employés. -
Inarcassa affiche un résultat d’exploitation en hausse pour 2025
La Caisse de retraite italienne des ingénieurs et des architectes indépendants vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 qui confirment la normalisation du régime. -
Adia réalise un investissement stratégique dans le numérique
L'Abu Dhabi Investment Authority a annoncé sa participation à la levée de fonds d’une société singapourienne spécialisée dans l’IA et les centres de données.
ETF à la Une
BlackRock émet un nouvel ETF actif dédié à la dette des marchés émergents
- Amundi excède nettement les attentes au premier trimestre 2026
- iShares lance quatre ETF en lien avec le mouvement de démondialisation
- L'IA pourrait réduire les coûts des gestionnaires d’actifs de 25% à 35% d'ici à cinq ans
- Nordea AM remporte un mandat de près de 1 milliard d’euros auprès d’ABN Amro IS
- La gestion alternative liquide se trouve de nouveaux vecteurs de croissance
Contenu de nos partenaires
-
Présidentielle 2027 : Renaissance choisit un processus en deux temps pour désigner son candidat
Paris - Nouvelle étape dans la candidature de Gabriel Attal: les militants de Renaissance se sont exprimés majoritairement en faveur d’une désignation de leur candidat à la présidentielle par le Conseil national - le parlement du mouvement - suivie d’un vote des adhérents, a rapporté lundi le parti. Deux dirigeants historiques du parti macroniste, Jean-Marc Borello et Bariza Khiari, ont présenté au bureau exécutif (la direction) leurs conclusions s’agissant de la désignation du candidat à l'élection présidentielle. A l’issue de deux mois de consultations, les deux responsables ont rapporté que 70% des militants consultés étaient favorables à une désignation du candidat suivi d’un vote, 15% à une primaire interne et 15% à une primaire ouverte. Le bureau exécutif de Renaissance réuni lundi soir a donc décidé par 60 voix pour, 3 abstentions, et 0 contre, de soumettre au Conseil national (CN) deux options: la désignation du secrétaire général Gabriel Attal comme candidat du parti, «s’il décidait de se présenter, conformément à la volonté largement majoritaire» des militants, ou l’organisation d’une primaire interne, «bien que celle-ci ne soit soutenue que par une minorité des adhérents et des cadres» du parti. Le Conseil national se réunira le 12 mai pour donner sa décision. S’il opte pour une désignation de Gabriel Attal, celle-ci sera suivie dans les 10 jours par un vote des adhérents à jour de cotisation. Dans les statuts, le choix du mode de désignation revient au CN, présidé par Élisabeth Borne, qui n'était pas présente au bureau lundi. L’ancienne Première ministre a multiplié les signes de distanciation à l'égard de Gabriel Attal, dont la candidature à l’Élysée ne fait aucun doute. La ministre Aurore Bergé était présente, et représentait au bureau la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. Sans s'être officiellement déclaré candidat, Gabriel Attal a donné tous les signes qu’il se préparait à l'échéance. Il a publié le 23 avril un livre et multiplié depuis les déplacements, de dédicaces en meetings, avant un grand rassemblement parisien le 30 mai. Dans son ouvrage «En homme libre» (Editions de l’Observatoire), l’ancien Premier ministre âgé de 37 ans raconte longuement la dissolution de l’Assemblée par Emmanuel Macron, qu’il a vécue depuis Matignon en 2024, «l’une des décisions politiques les plus funestes de la Ve République», écrit-il. Depuis, le député des Hauts-de-Seine s’est emparé du parti présidentiel Renaissance comme du groupe à l’Assemblée, tourné sans concurrence interne vers son dessein présidentiel. © Agence France-Presse -
Castelbajac, l’art en liberté
À Toulouse, une rétrospective majeure consacre Jean-Charles de Castelbajac. Plus qu’un créateur de mode, une figure totale qui a toujours refusé les frontières — et qui trouve aujourd’hui dans le musée un terrain à sa mesure. -
Marrakech, côté cour
Sous l’impulsion d’un couple de passionnés franco-libanais, le Palais Beit al Noor fait rimer art de vivre marocain et hospitalité libanaise à Marrakech.