Le big bang se poursuit dans la gestion avec la vente probable de Robeco
La consolidation dans la gestion d’actifs ne ralentit pas. Vendredi dernier, la banque néerlandaise Rabobank a admis étudier l’avenir de sa filiale Robeco, confirmant l’information qui circulait dans la presse locale. Le quotidien économique Het Financieele Dagblad indiquait dans son édition du jour que l’établissement espérait retirer entre 1,5 et 2 milliards d’euros d’une éventuelle cession et qu’il aurait mandaté Deutsche Bank et JP Morgan en qualité de conseils. Robeco est un acteur important de la gestion: il pesait 150 milliards d’euros d’actifs fin 2011.
A l’instar de ses rivales européennes, Rabobank – qui n’a pas commenté les chiffres ni l’identité des banques d’affaires – est confrontée aux exigences prudentielles de Bâle 3. Si elle n’a pas utilisé d’aides d’Etat au cours de la crise financière de 2008 (contrairement à ses concurrentes nationales ABN Amro et ING), elle a néanmoins décidé de mettre en œuvre un plan de réorientation stratégique – comprendre réduction de voilure et cessions d’activités non essentielles. Ses dirigeants avaient par exemple déclaré en mars dernier qu’ils limiteraient l’activité internationale du groupe aux secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire.
Ainsi, Rabobank a déjà vendu sa participation majoritaire dans la banque privée suisse Sarasin pour 1,04 milliard de francs au brésilien Safra en novembre dernier. En revanche, elle a volé au secours de Friesland Bank (croulant sous les créances douteuses) au début du mois, en l’acquérant.
La banque néerlandaise n’est pas la seule à chercher à se départir de sa filiale de gestion. Deutsche Bank est en négociation pour céder la plupart de ses activités, ne conservant que les parties européenne et asiatique de DWS, ainsi que la gestion de fortune. Guggenheim Partners est cité comme repreneur probable, pour un prix oscillant entre 1,5 et 1,6 milliard d’euros. Dexia, en cours de démantèlement, a lancé en mars le processus de vente de sa filiale Dexia Asset Management, avec l’envoi en mars des «infos-mémos» aux candidats intéressés. En 2010, la Société Générale avait rapproché l’essentiel de la gestion d’actifs à celle de Crédit Agricole en créant Amundi, dont il détient 25%.
Plus d'articles du même thème
-
« Nous sommes positifs sur les actions japonaises, surtout les entreprises de taille moyenne »
Charles-Henri Kerkhove, directeur de l'allocation d’actifs chez Fidelity International -
«Il reste difficile de construire un scénario de renforcement du yen d’ici à la fin d’année»
Emmanuel Kizilian, gérant obligataire chez Cholet Dupont AM. -
Volkswagen songe à supprimer jusqu’à 100.000 emplois dans le monde
La refonte du groupe automobile, qui toucherait l’ensemble de ses marques, entraînerait des réductions supplémentaires de coûts et des investissements révisés à la baisse. -
Le tribunal arbitral apporte un premier soulagement à Scor dans l'affaire Covéa
Par une décision rendue jeudi 25 juin, le tribunal arbitral met un terme à près de quatre ans de conflit entre Scor et Covéa portant sur des accords de rétrocession en réassurance vie. Une avancée pour le réassureur dont le cours de Bourse avait souffert de l’affaire, mais pas la fin de l’histoire. D’autres procédures liées sont encore en cours. -
Les fonds Obligations Euro toutes maturités à la loupe #172
La tendance baissière se poursuit sur ces fonds avec une moyenne des performances sur douze mois de +1,91%. -
Wall Street prospecte le filon des activités que l'IA ne pourra pas remplacer
Casinos, complexes de loisirs : outre-Atlantique, un nombre croissant d'investisseurs s'entiche du "location based entertainment", ces loisirs et expériences physiques ancrés dans un lieu précis.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- Amundi dévoile sa stratégie pour devenir un géant d'Asie
- Mubadala Capital veut s’offrir Pierre & Vacances sous conditions très strictes
- Generali Investments renforce ses forces commerciales en France
- Sycomore atteint les 10 milliards d’euros d’encours
Contenu de nos partenaires
-
Canicule : malgré la baisse de la chaleur, les effets sanitaires « restent devant nous », prévient l'exécutif
Dans les hôpitaux, « un plateau haut va s’installer pendant plusieurs jours, par effet de latence sanitaire (déshydratation, décompensations, hospitalisations différées) », constatent les services du Premier ministre, samedi 27 juin. On compte 37 départements en vigilance rouge canicule ce jour, soit moins qu’hier -
IA : Washington réautorise un accès limité au modèle Mythos d'Anthropic
Il y a deux semaines, Howard Lutnick, ministre américain du Commerce, avait demandé à Anthropic de cesser l’accès à deux modèles de pointe. Ce pour des raisons de sécurité nationale à la suite de la détection de failles -
Le Burkina Faso rompt ses relations diplomatiques avec la France
Par la voix du ministère des Affaires étrangères, la France a dit « regretter » une « décision hostile et sans fondement ». De son côté, la junte fustige l’« activisme incessant » de Paris et « des ambitions néocoloniales affichées »