Le 31 mars, une date butoir pour Air France et Alitalia, mais sans certitude au-delà
La compagnie européenne doit encore rencontrer les syndicats vendredi, le Trésor ne veut pas que les discussions se poursuivent en avril
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Un mariage à l’italienne : ce qui n’était pas négociable dans l’offre de reprise d’Air France le devient sur fond de date butoir et de menace de veto pour qu’Alitalia reste une compagnie transalpine. Les syndicats profitent de la tension qui règne pour maintenir une pression qui apparaît efficace. Alors que la semaine passée le président d’Alitalia avait déclaré aux syndicats de la compagnie que l’offre de reprise présentée par Air France-KLM était pour résumer « à prendre ou à laisser », le groupe européen en fin de compte présentera vendredi une nouvelle proposition modifiant le chapitre des suppressions d’emplois. Le nouveau projet devrait mettre en lumière des mesures destinées à ne laisser personne sur le bas-côté. L’AFP, de son côté, indique qu’il a été proposé d’étudier « la possibilité d’intégrer dans le périmètre de l’offre, les activités d’AZ Servizi (branche services au sol) de l’aéroport de Rome Fiumicino ». Il a aussi été évoqué la possibilité de transférer en trois ans 180 pilotes d’Alitalia vers Air France-KLM, en réponse aux inquiétudes des syndicats sur l’arrêt de l’activité cargo d’Alitalia prévu pour 2010. Il reste que le calendrier est tendu.
Air France s’est dit d’accord pour prolonger les discussions avec les syndicats, mais seulement si le président d’Alitalia, Maurizio Prato, l’accepte. Or ce dernier a fait savoir mardi aux syndicats que prolonger les discussions au-delà du 31 mars ne serait possible que si les deux parties s’entendaient d’abord sur les réductions d’emploi et sur l’avenir des divisions services au sol et fret. Mais, il a aussi indiqué que le Trésor italien, qui détient 49,9 % du capital, est hostile à une prolongation au-delà du 31 mars des négociations.
Le débat est avivé par la proximité des élections. Les commentaires du candidat SilvioBerlusconi ces derniers jours ont encore un peu plus compliqué le projet d’Air France.
Silvio Berlusconi, en tête dans les sondages pour les législatives d’avril, avait annoncé vendredi qu’il opposerait son veto s’il était élu à la présidence du Conseil. « La réponse que donnera le prochain Premier ministre à Air France-KLM sera un «non» sec et entier, pas dirigé contre la France mais contre les conditions posées », a dit le chef de file de la droite italienne. La compagnie avait déclaré d’emblée qu’elle abandonnerait le projet si le gouvernement issu des élections d’avril s’y opposait.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides