LBP AM et la CNP profitent de la désintermédiation des prêts bancaires
Le fonds de La Banque Postale AM sponsorisé par la CNP a racheté 45 millions d’euros de créances bancaires et veut doubler sa capacité à 1,1 milliard
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Amélie Laurin
Le fonds de dette immobilière et infrastructure de La Banque Postale Asset Management (LBP AM) entre dans le dur. Après un premier closing à 500 millions d’euros, dont 300 millions apportés par CNP Assurances, ce fonds commun de titrisation (FCT) a démarré ses emplettes ces dernières semaines en achetant, auprès de deux banques, 20 millions d’euros de créances liées à une concession française de réseaux de chaleur et 25 millions de dette d’un ensemble de bureaux et commerces à Paris, en Allemagne et en Belgique.
«Nous figurons parmi le premier lot d’investisseurs à reprendre une fraction de ces portefeuilles, sachant que la banque française arrangeuse de l’opération en conserve une partie, explique Vincent Cornet, directeur de la gestion de LBP AM, qui prend 9% de la dette du parc immobilier et 13% de celle du projet d’infrastructure. Nous avons été attirés par la qualité des dossiers et le rendement légèrement supérieur à l’objectif de notre fonds malgré la compression de spreads de crédit, soit plus de 300 points de base au-dessus de l’Euribor». Le FCT a 100 millions d’euros d’opérations en vue et compte en réaliser une par compartiment chaque semaine.
«Nous comptons porter la taille du fonds à 1,1 milliard d’euros d’ici à fin novembre et lancer un nouveau millésime tous les deux ans», annonce Vincent Cornet. «Pour la diversification et la taille critique du produit, un montant de 500 millions d’euros n’est pas suffisant, complète Mikaël Cohen, directeur des investissements de CNP Assurances. De notre côté, nous comptons avoir une part proche de 50 % environ dans le fonds, sans être majoritaire». La quote-part de l’assureur passera de 300 millions à 500 millions, auxquels peuvent s’ajouter des co-investissements dans des compartiments dédiés.
La CNP a par ailleurs annoncé récemment qu’elle investira, sous trois ans, 2 milliards d’euros dans la dette d’infrastructure via la BFI de Natixis, la banque de gros de son autre partenaire historique, les Caisses d’Epargne. «Cela représente 2 % du portefeuille d’assurance vie des Caisses d’Epargne, indique Mikaël Cohen. Nous pensons que la nouvelle réglementation annoncée demain permettra de simplifier les montages, mais les FCT de prêts à l’économie ne pourront représenter plus de 5% du portefeuille des assureurs». Selon une source de marché, la CNP pourrait également contribuer à hauteur de 80 millions (soit 10%) au futur fonds de place d’obligations d’ETI.
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