L’Australie s’engage à son tour dans un cycle d’assouplissement monétaire
A l’instar du Brésil, de la Turquie et de l’Indonésie, la RBA a baissé ses taux de 25 bp à 4,50 %. Une nouvelle diminution est anticipée en décembre
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
La banque centrale australienne (RBA) a baissé mardi ses taux directeurs de 25 bp à 4,50%. Une première depuis avril 2009. La RBA rejoint ainsi le Brésil, la Turquie, Singapour et l’Indonésie qui ont déjà entamé un cycle d’assouplissement monétaire. A 4,26%, le taux implicite des contrats futures de décembre sur les taux courts indique que les marchés anticipent une nouvelle baisse de taux de 25 bp à la réunion du 6 décembre prochain.
«Avec le ralentissement de la croissance, l’inflation qui devrait revenir vers son objectif et l’érosion de la confiance hors secteur minier, le Comité a conclu qu’un biais plus neutre sur la politique monétaire serait plus en mesure de garantir une croissance stable et une inflation entre 2 et 3%», indique le gouverneur de la banque centrale, Glenn Stevens. Le rythme de hausse des prix à la consommation a légèrement ralenti à fin septembre à 3,5%, contre 3,6% fin juin. De plus, en tombant à 2,5% fin septembre l’inflation sous-jacente a rejoint la fourchette visée par la RBA.
Sans compter que la flambée du dollar australien de près de 13% contre le billet vert depuis son plus bas atteint début octobre a joué le rôle de rempart contre les pressions inflationnistes et pénalisé les exportations, laissant ainsi une marge de manœuvre à la RBA. Si cette décision était anticipée par 12 des 19 analystes sondés par Reuters, l’absence de consensus s’est traduite par une chute du dollar australien de 1,0530 à 1,0387 mardi, avant de remonter à 1,0413 hier.
«Les informations récentes indiquent un ralentissement du rythme de la croissance globale, même si les craintes d’un ralentissement sévère ne se sont pas concrétisées jusqu’à présent» précise Glenn Stevens. L’indice PMI du secteur manufacturier est resté sous le seuil de contraction à 47,4 points, alors que les ventes de logements neufs ont chuté de 3,5% en septembre à leur plus bas niveau depuis décembre 2000.
L’activité australienne reste fortement dépendante de la demande chinoise, l’Australie faisait partie des rares pays à dégager un excédent commercial vis-à-vis de la Chine. Ce dernier a atteint 27 milliards de dollars en 2010. Or, l’indice PMI manufacturier chinois est tombé à 50,4 en septembre et la croissance chinoise pourrait passer sous le seuil de 8% en 2012. De plus, le prix des matières premières exportées a baissé de 3,9% en octobre, après une baisse de 1,4% en septembre.
Kevin Warsh semble prendre un peu plus de distance avec le président Donald Trump à chaque sortie. Les marchés se montrent globalement convaincus, même si la baisse de l’inflation plus forte qu’attendue en juin a fait diminuer le risque d’avoir deux hausses de taux cette année.
Les analystes décèlent les signes d'une inflexion, même si le bond exceptionnel de l’activité de Richemont en avril-juin devrait rester une exception. Les Etats-Unis et la Corée du Sud sont les moteurs du secteur.
La France subit une combinaison de facteurs climatiques et économiques qui auront pour conséquence une réduction importante de la production de maïs et une hausse probable des prix.
Stripe et Advent ont déposé une offre conjointe plus tôt en juillet pour mettre la main sur PayPal, selon Reuters. L'opération valoriserait l'entreprise de paiement, dont l'étoile a pâli, à plus de 53 milliards de dollars.
La banque américaine, qui a codirigé avec Goldman Sachs l’introduction en bourse de SpaceX et engrangé 100 millions de dollars sur ce seul dossier, affiche aussi un résultat de trading actions record.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve