L’Australie prépare les marchés à un assouplissement monétaire dès novembre
Après le discours de la banque centrale, les marchés anticipent majoritairement une baisse de 50 points de base dès le mois prochain
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Patrick Aussannaire
L’Australie envisage de rebrousser chemin. Si la banque centrale australienne (RBA) a laissé ses taux directeurs inchangés à 4,75% pour le onzième mois consécutif à l’occasion de sa dernière réunion mardi, elle a néanmoins ouvert la porte à un assouplissement monétaire dès le mois prochain. «Une amélioration des perspectives d’inflation augmenterait l'éventail des possibilités de la politique monétaire pour soutenir la demande, si nécessaire», a déclaré son gouverneur, Glenn Stevens.
«Il est évident pour tous que l’instabilité globale actuelle, la prudence des consommateurs ainsi qu’un dollar qui reste fort mettent une pression continue sur une partie de l’économie» a renchéri le ministre des Finances, Wayne Swan. Goldman Sachs a d’ailleurs révisé hier ses prévisions de croissance pour le pays de 1,7% à 1,5% cette année et de 3,5% à 3% pour 2012. «Il y a des inquiétudes fortes concernant la croissance mondiale et la demande de matières premières qui a conduit à un renversement massif de la confiance dans le dollar australien» estime David Bloom, stratégiste change chez HSBC.
Le dollar australien a touché un nouveau plus bas mardi à 0,9414 contre dollar, soit une chute de 12% en un mois. Les positions nettes vendeuses sur l’aussie ont flambé de 50% en une semaine, selon la CFTC. En un mois, la devise a aussi reculé de 11% à 73,37 contre yen et de 6% à 0,718 contre euro. Une dépréciation qui constitue un fort soutien au commerce extérieur. Les exportations se sont envolées à un record de 28,4 milliards de dollars australiens en août, propulsant l’excédent commercial à 3,1 milliards.
Pour l’heure, les obligations indexées sur l’inflation indiquent une hausse annuelle des prix à la consommation de 2,37% dans les cinq prochaines années. «Le rythme de l’inflation semble aujourd’hui plus en ligne avec l’objectif de 2% à 3% en 2012 et 2013», a estimé Glenn Stevens. Goldman Sachs prévoit une inflation de 2,6% cette année et de 2,9% en 2012.
Les marchés anticipent dès lors à 78% la probabilité d’une baisse de 50 points de base à la prochaine réunion, et un assouplissement d’au moins 150 pb dans les douze prochains mois. «Novembre sera assurément une réunion cruciale et son issue sera essentiellement déterminée par les conditions de marché et par l’orientation des chiffres macroéconomiques», estime Jarrod Kerr, stratégiste chez Credit Suisse.
Les volumes reculent au premier semestre 2026, pénalisés par le retour en force des banques sur le marché syndiqué. Mais ces prêts conservent leur rôle stratégique dans le financement des opérations de private equity.
Il s’agit de la première mesure de la nouvelle stratégie de l’administration Trump reposant sur l’article 301 du Trade Act contre des pratiques commerciales déloyales spécifiques, après l’invalidation par la Cour suprême des droits de douane «réciproques» d’urgence économique (article 232).
Le groupe français compte en faire une plateforme de transformation numérique en Europe. Il offre une prime de près de 100% sur le dernier cours. La cible devrait réaliser plus de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires sur son exercice 2025/26, mais sans dégager de résultat d’exploitation, après un premier semestre difficile.
Six des dix gérants de growth les plus performants sont basés hors des États-Unis, selon le dernier classement HEC Paris-Dow Jones. L’australien Quadrant Private Equity et le brésilien Oria Capital occupent les premières places du podium.
Les statistiques sur trois mois à fin mai apparaissent très bonnes avec un PIB en progression de 0,7%. Mais cette croissance semble surtout tirée par les services liés à l’IA et la construction et pourrait fléchir à partir de l’été.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Emmanuel Macron et Friedrich Merz se rencontrent ce jeudi soir avant un conseil des ministres franco-allemand demain. Plusieurs sujets stratégiques sont au menu alors que l’Allemagne s’inquiète d’une arrivée au pouvoir de Marine Le Pen en 2027
SERIE (1/28). A la demande de l'Opinion, la psychologue, spécialiste de l'enfance et de l'adolescence, se glisse dans la peau du locataire de l'Elysée et liste ses premières décisions.
Le propriétaire de la plateforme X estime que la candidate du Rassemblement national est le « dernier espoir » de la France, soulevant l’indignation et l’inquiétude de la classe politique nationale