L’attractivité de la France reste faible auprès des dirigeants américains
Les dirigeants américains restent sceptiques quant au pouvoir d’attractivité de la France. Le 16e baromètre «AmCham-Bain» publié hier par Bain & Company et la Chambre de commerce américaine en France, mesurant la perception d’un panel de 125 dirigeants d’entreprises américaines localisées dans le pays, montre une amélioration toute relative de leurs prévisions. Ils sont désormais 27% à anticiper une évolution positive du contexte économique en France dans leur secteur d’activité sur les années à venir et 49% à penser qu’elle sera stable. Quant à l’évolution du nombre de salariés de leur entreprise dans l’Hexagone, les répondants sont un tiers à anticiper une hausse, un tiers à prévoir le statu quo et un tiers à supposer une baisse de leurs effectifs.
Le baromètre fait néanmoins état d’une faiblesse persistante de l’attractivité de la France en tant que destination d’investissement, en comparaison avec d’autres pays européens tels que le Royaume-Uni, l’Allemagne, les Pays-Bas mais aussi la Belgique et l’Irlande, et l’Espagne et la Pologne en termes de capital humain. Seulement 18% des répondants estiment que la perception de la France par leur maison mère est positive, alors que l’indicateur de recommandation du pays est défavorable de -62%, et de -56% pour y étendre des activités déjà existantes. Les dirigeants mettent en avant le coût du travail et la rigidité du marché, l’environnement réglementaire et le climat social pour justifier leur appréciation, même si les dernières mesures prises par le gouvernement français (loi sur la croissance, simplification et CICE) sont plutôt perçues favorablement.
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