L’Asie rattrape progressivement son retard en matière de R&D
L’évolution rapide de la part des dépenses allouées à l’innovation témoigne de l’engagement croissant des sociétés asiatiques
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Nuno Teixeira, Schroders
Si les dépenses de recherche & développement (R&D) ont encore une marge de progression importante en Asie par rapport aux Etats-Unis ou à l’Europe, les choses évoluent rapidement. L’engagement des sociétés asiatiques en matière de R&D est de plus en plus significatif, comme en témoigne l’évolution rapide de la part des dépenses allouées à ce domaine (voir graphique).
Le modèle économique suivi s’appuie généralement sur l’acquisition agressive de parts de marché sur le marché domestique, en particulier pour les groupes chinois.
Puis, dès lors que les groupes atteignent une taille critique, ils peuvent dégager des économies d’échelle et abaisser leurs coûts de production. Cette compétitivité leur permet alors d’augmenter leurs investissements en R&D, ce qui favorise en retour une remontée progressive dans la chaîne de valeur. Le gouvernement chinois encourage clairement ce «cercle vertueux» en mettant en place des mesures d’incitations fiscales ou, plus directement encore, en accordant des subventions.
Nombreuses sont les sociétés qui sont aujourd’hui devenues très compétitives au niveau mondial. D’ores et déjà, que ce soit en Corée, à Taiwan ou en Chine, on trouve des sociétés technologiques figurant parmi les leaders mondiaux, à l’image de Samsung, LG, TSMC, Hon Hai Precision Industries et bien d’autres. Il faut également de plus en plus compter sur la compétitivité croissante des équipementiers chinois à l’image de Huawei ou encore Zhongxing Telecom (ZTE). Les percées technologiques de certains groupes asiatiques ne sont plus à démontrer, notamment dans des secteurs comme les télécoms, l’énergie et les équipements ferroviaires.
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