L’Asie-Pacifique confirme son rôle d’aimant des opérations d’IPO
L’Asie-Pacifique renforce sa mainmise sur le marché des IPO. Une étude publiée par Ernst & Young montre en effet que la région a attiré quelque 170 milliards de dollars entre janvier et fin novembre 2010, soit 66% du montant total des introductions en Bourse réalisées dans le monde. A elle seule, la Chine élargie (avec Hong Kong et Taïwan) a levé près de 118 milliards de dollars, soit 46% du total des opérations et 69% de celles réalisées dans la région, dont plus de 61 milliards sur le Hong Kong Exchanges & Clearing (24%), 40 milliards sur le Shenzhen Stock Exchange (15,7%) et 16 milliards sur le Shanghai Stock Exchange (6,3%).
Parallèlement, les Singapore Stock Exchange, Korea Stock Exchange et Bursa Malaysia totalisent ensemble 7,8% du marché. La Bourse japonaise, le Tokyo Stock Exchange, du fait de sa proximité géographique, profite du dynamisme de la région pour revenir à la cinquième place du classement avec des levées de capitaux de plus de 11 milliards de dollars, augmentant sa part dans le marché à 4,4%. En revanche, avec une proportion stable des transactions de 3%, la Bourse indienne, le Bombay Stock Exchange, peine à prendre un envol à la mesure du potentiel de croissance de l’économie du pays.
Aux Etats-Unis, le Nyse et le Nasdaq ont pesé respectivement 31 et 8 milliards de dollars, soit 12,2% et 3,3% des transactions sur le marché global des IPO. Par rapport à l’année 2009, le poids du marché américain s’est considérablement réduit, passant de 24,2% à 15,5%. De manière symbolique, le Nasdaq est même sorti des cinq premiers du classement par taille des opérations. L’Europe, elle, brille toujours par son manque répété d’attractivité dans ce domaine. La France, par exemple, pèse seulement 0,5% du marché avec seulement 1,4 milliard de capitaux levés depuis le début de l’année.
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Affaire Mandelson/Epstein: à la suite de nouvelles révélations, Starmer appelé à démissionner
Londres - Plusieurs partis d’opposition ont appelé jeudi le Premier ministre britannique Keir Starmer à démissionner, après de nouvelles informations sur la nomination de l’ex-ambassadeur aux Etats-Unis Peter Mandelson malgré ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Le journal The Guardian a révélé jeudi que le ministère des Affaires étrangères avait accordé une habilitation de sécurité à Peter Mandelson pour ce poste en janvier 2025 malgré un avis défavorable du service chargé de contrôler ses antécédents. Des responsables du Foreign Office ont décidé d’aller «contre la recommandation» de ce service, a confirmé jeudi un porte-parole de Keir Starmer, qui a affirmé que ni le Premier ministre, ni aucun membre de son gouvernement «n'étaient au courant» de ces éléments «avant le début de la semaine». Le Foreign Office a dit jeudi par la voix d’un porte-parole «travailler en urgence» à apporter des réponses sur l’octroi de cette habilitation. Début février, Keir Starmer avait déclaré à la presse qu’un «contrôle mené de manière indépendante par les services de sécurité» avait permis à Peter Mandelson d’obtenir «l’habilitation nécessaire pour occuper ce poste». Le cheffe de l’opposition conservatrice, Kemi Badenoch, a estimé jeudi sur X que «Starmer a trahi la sécurité nationale» et doit donc «démissionner». Le leader des libéraux-démocrates, Ed Davey, a lui affirmé que «si Keir Starmer a induit le Parlement en erreur et menti au peuple britannique, il doit partir». Le Premier ministre, qui a limogé Peter Mandelson en septembre 2025, a accusé l’ex-ambassadeur d’avoir «menti de manière répétée» à Downing Street sur l'étendue de ses liens avec le criminel sexuel. Cette affaire a fragilisé le chef du gouvernement britannique, cible de critiques depuis plusieurs mois en raison de sa décision de nommer à l’un des postes les plus prestigieux de la diplomatie britannique cet ami du financier américain décédé en prison en 2019. Le porte-parole de Keir Starmer a réaffirmé jeudi la détermination du gouvernement à publier les documents relatifs à la nomination de Peter Mandelson, dont une première partie a été rendue publique en mars. Ils ont permis d’apprendre que M. Starmer avait été averti du «risque réputationnel» posé par les liens de Peter Mandelson avec Jeffrey Epstein avant de le nommer. La police britannique a ouvert une enquête et perquisitionné deux résidences de l’ex-ambassadeur en février, après la publication de nouveaux documents tirés des dossiers Epstein, publiés fin janvier par le ministère américain de la Justice. Ces derniers suggèrent que Peter Mandelson aurait transmis au financier des informations susceptibles d’influer sur les marchés, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement de Gordon Brown, de 2008 à 2010. © Agence France-Presse